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CINÉMA - Une scène en costume rassemblant plus de 150 figurants Arsène Lupin prend ses quartiers gare de l’Est

Après avoir, le 15 août, recouvert de terre la place de l’Opéra à Paris, l’équipe du film Arsène Lupin a pris ses quartiers dans la gare de l’Est, pour une scène en costume rassemblant plus de 150 figurants. Le metteur en scène Jean-Paul Salomé adapte, dans une œuvre à grand spectacle prévue sur les écrans en octobre 2004, la Comtesse de Cagliostro, l’un des 23 romans dans lesquels le romancier Maurice Leblanc raconte les aventures du fameux gentleman cambrioleur. Avec un budget de 23 millions d’euros, 700 costumes et une équipe de tournage comptant, selon les jours, de 150 à 250 personnes, Arsène Lupin sera une des superproductions françaises de l’an prochain. « C’est le genre de film qui montre qu’on peut faire du grand spectacle en France et raconter des histoires qui peuvent dépasser les frontières », assure son producteur Stéphane Marsil, en se félicitant de nombreuses pré-ventes à l’étranger. « De par la diversité de ses décors et de ses costumes, il représente la splendeur française de l’époque. C’est un scénario de film d’aventure avec en plus une histoire d’amour. Il y a des cascades et de grands acteurs, c’est de la grande qualité française », ajoute-t-il.
Le rôle-titre a été confié à Romain Duris, jeune acteur révélé par le metteur en scène Cédric Clapisch dans Le péril jeune puis L’auberge espagnole. La belle comtesse de Cagliostro, qui séduit le jeune Arsène pour mieux le tromper, est interprétée par l’actrice anglaise Kristin Scott Thomas.
En plus de l’intrigue, qui raconte la jeunesse et les premiers émois et méfaits du jeune Arsène, le film met en vedette le Paris de la Belle Époque. « C’est la naissance du Paris moderne, raconte Stéphane Marsil. Nous avons refait en studio le pont Alexandre III alors qu’il était en construction. Pour les spectateurs étrangers, ce sera, j’en suis sûr, une découverte. » Mercredi, le plateau de tournage comprenait deux voies et quais de la gare de l’Est, six voitures d’époque, une loco à vapeur, des calèches, des gardes à cheval, un orchestre de la Garde nationale et des dizaines de figurants agitant de petits drapeaux à l’occasion de l’arrivée à Paris de l’archiduc d’Autriche. Pour vêtir la comtesse, Pierre-Jean Larroque (qui vient de recevoir à Hollywood un prestigieux Emmy Award, les oscars de la télévision, pour les costumes du téléfilm Napoléon) a fait fabriquer sur mesure 17 robes, avec des étoffes et des techniques n’ayant pas grand-chose à envier à la haute couture. « J’ai commencé à travailler quatre mois avant le premier jour de tournage, explique-t-il. Je dessine les robes, puis nous les faisons fabriquer en tissus blancs, pour les coupes, Kristin les essaie toutes puis nous passons aux vrais tissus ». Pour les deux grandes scènes de bal, Pierre-Jean Larroque, qui dispose d’un budget costumes de 450 000 euros, a fait fabriquer en Espagne une soixantaine de robes, parce qu’il ne trouvait pas son bonheur chez les loueurs de costumes parisiens, spécialisés dans le théâtre et le cinéma. C’est la première fois qu’un metteur en scène aborde les années de jeunesse d’Arsène Lupin, dont les aventures ultérieures ont maintes fois été portées à l’écran et distribuées dans 80 pays. La première fois ce fut en 1932, par l’Américain Jack Conway avec John Barrymore. Puis ce fut, entre autres, les fameuses Aventures d’Arsène Lupin de Jacques Becker en 1956, avec Robert Lamoureux dans le rôle principal.

Après avoir, le 15 août, recouvert de terre la place de l’Opéra à Paris, l’équipe du film Arsène Lupin a pris ses quartiers dans la gare de l’Est, pour une scène en costume rassemblant plus de 150 figurants. Le metteur en scène Jean-Paul Salomé adapte, dans une œuvre à grand spectacle prévue sur les écrans en octobre 2004, la Comtesse de Cagliostro, l’un des 23 romans dans...