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SOCIAL - Réseau de formatrices dans les pays méditerranéens Des femmes au service de la vulgarisation scientifique

CHRONOLOGIE
20/10/2000
Vingt femmes du Liban, d’Algérie, de Tunisie et du Maroc ont suivi, du 25 septembre au 6 octobre à Turin, en Italie, une session qui vise à «créer un réseau de formatrices au service du développement de la formation des femmes du bassin méditerranéen dans le domaine des sciences et des biotechnologies». Financée par le ministère italien des Affaires étrangères, cette session a été organisée conjointement par le Centre de formation de l’Organisation internationale du travail à Turin, la Commission nationale italienne de l’Unesco et le Forum des femmes de la Méditerranée. Ruth Akatchérian, Mouna Mourad, Myrna Doumit, Iman Abiad et Zakia Abi Nader sont les cinq Libanaises qui ont suivi, ainsi que leurs compagnes, cette session qui, selon ses organisateurs, contribue à améliorer la condition des femmes et à promouvoir l’égalité dans le domaine scientifique conformément aux recommandations de la déclaration du troisième congrès international du Forum des femmes de la Méditerranée tenu en janvier 1999, à Turin, et du plan d’action voté par les pays présents à la conférence de l’Unesco sur le thème de «La science au XXIe siècle : quel engagement ?» organisée en juin 1999 à Budapest. Ce cours de formation vise également à développer les compétences scientifiques et méthodologiques des groupes de formatrices chargées de vulgariser sciences et technologies au sein de neuf pays de la Méditerranée : Liban, Maroc, Tunisie, Algérie, Albanie, Égypte, Palestine, Jordanie et Turquie. «Cette session a été riche en informations et fructueuse au niveau des échanges socioculturels avec nos condisciples, notamment en ce qui concerne la situation de la femme dans nos pays respectifs», affirme Mme Ruth Akatchérian, doyenne de la faculté des sciences infirmières de l’Université Saint-Joseph. «Cette situation dans nos pays est analogue à celle de la femme des pays méditerranéens, qui est à la recherche de son statut social et de sa revalorisation», poursuit-elle. Sensibilisation à l’hygiène alimentaire À l’issue de deux semaines de travaux et de cours intensifs, les participantes à la session sont désormais capables de constituer des équipes de formatrices chargées de vulgariser les principes scientifiques et technologiques appliqués à la vie quotidienne, d’organiser et d’évaluer des activités de formation et d’information adaptées à une éducation techno-scientifique de masse, et d’adapter, enfin, des travaux scientifiques et techniques des spécialistes nationaux tout en tenant compte des besoins des plus larges couches de la population. Les femmes doivent, toutefois, se constituer en réseaux nationaux et régionaux pour mettre à jour et développer des activités de formation tout en restant en contact continu avec les experts et les formateurs de la session. Dans ce cadre, les femmes libanaises ont choisi de contribuer à l’éducation des formatrices qui auront la tâche de sensibiliser les mères de famille à l’hygiène alimentaire de leurs enfants en âge scolaire. Le coup d’envoi du projet sera donné dans les prochains jours. La première phase, qui se poursuivra jusqu’en janvier 2001, visera à promouvoir le programme. «Dans ce but, nous établirons des contacts et mènerons des campagnes d’information à l’intention des ministères libanais concernés et des organisations internationales qui œuvrent pour le développement de l’éducation, telles que le Pnud, l’Unicef, l’Unesco et l’OMS», explique Mme Mouna Mourad, coordinatrice du projet et vice-présidente du Conseil national de la femme. «Nous aurons également recours aux médias», ajoute-t-elle. Les responsables du projet organiseront, de même, des réunions et des forums de discussion avec les femmes et elles mèneront des campagnes d’information dans les écoles – notamment auprès des instituteurs(trices), du comité des parents d’élèves et des élèves – dans les institutions de formation universitaire et technique en soins infirmiers, ainsi que dans les centres de santé. Le projet sera mis en œuvre en février de l’an 2001. «Vingt-cinq femmes seront formées dans un premier temps», note Mme Mourad, qui indique que ce projet pilote sera réalisé à Beyrouth et dans sa banlieue. «Par la suite, nous disséminerons notre action dans les différents mohafazats, notamment dans les régions périphériques du pays où nous sentons vraiment que les mères ont besoin de cette sensibilisation», conclut-elle. La troisième phase, consacrée à l’évaluation de la formation, se déroulera de juin à septembre 2001. Réservée aux femmes des pays francophones, cette session sera suivie d’une autre, en mars 2001, à l’intention des groupes anglophones en Albanie, en Égypte, en Palestine, en Turquie et également au Liban. Les participantes aux cours travailleront par la suite ensemble pour améliorer la situation de la femme dans leurs pays respectifs… N.M.

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