La lutte que se livreront les principales favorites dans le slalom dames des Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City s’annonce extrêmement serrée. De la Française Laure Péquegnot, leader de la Coupe du monde de la spécialité, à la revenante croate Janica Kostelic, en passant par la Suédoise Anja Paerson, elles seront nombreuses à pouvoir prétendre mercredi au podium olympique. Sur la piste de la Deer Valley, Péquegnot, vainqueur du dernier slalom de Coupe du monde à Are (Suède), partira avec le zeste de confiance que lui confère son statut de numéro un mondiale. Toutefois, Péquegnot marche à la tension. «La tension, c’est ce qui m’aide à me sortir les tripes. J’ai besoin de me sentir mal les jours d’avant pour tout mettre en place, me poser des questions, fixer la stratégie», confie Péquegnot. «Le matin de la course, c’est fini», précise-t-elle aussitôt. Le matin de la course, elle croisera sa partenaire en équipe de France Christel Pascal-Saïoni qui, elle aussi, peut prétendre à une place sur le podium. Kostelic la revenante Mais si la blonde stresse, la brune, regard et sourire enjôleurs, soutient «ne pas ressentir de pression particulière». «C’est une course que je vais aborder comme les autres. Je ne me mets pas de pression, ça ne sert à rien, je sais que j’ai ma chance», explique Saïoni, vice-championne du monde de slalom en 2001 et actuellement cinquième de la Coupe du monde de la spécialité. Les deux Françaises devront composer avec une pléiade de prétendantes, parmi lesquelles la Croate Janica Kostelic, déjà deux fois médaillée à Salt Lake City. Si Kostelic, championne olympique du combiné puis médaillée d’argent du super-G, maîtrise avec autant de brio la piste de la Deer Valley que les tracés de la Wildflower, les jeunes femmes qui dominent la Coupe du monde ont du souci à se faire. Car la Croate revient de loin après avoir subi trois opérations du genou gauche dans la foulée de ses huit victoires d’affilée en slalom qui lui avaient permis de décrocher le Globe de cristal en 2001. Et elle abordera le slalom de mercredi sans pression particulière. Seules ses douleurs chroniques au dos semblent pouvoir l’empêcher de réaliser une grande performance. Paerson attend son heure Tapie dans l’ombre, la Suédoise Anja Paerson, championne du monde en titre de slalom et vainqueur des quatre premières épreuves en 2002, attend son heure. Après avoir chuté lors des deux derniers slaloms cette saison, Paerson, 20 ans, est arrivée à Salt Lake City avec la ferme intention d’offrir à la Suède sa première médaille d’or des Jeux. Tout comme sa compatriote Ylva Nowen, qui est montée sur deux des trois derniers podiums de la Coupe du monde de slalom. Certainement moins brillante que Péquegnot, Kostelic ou Paerson, mais plus expérimentée, la Suissesse Sonja Nef est l’une des concurrentes à suivre. Championne du monde en titre de géant, Nef, quatrième de la Coupe du monde de slalom, a les moyens de mettre la pression sur ses rivales. Elle s’est déjà placée trois fois sur un podium de slalom cette saison. Tout comme l’Américaine Kristina Koznick, qui aura l’avantage (ou l’inconvénient) d’évoluer devant son public. Vainqueur du slalom de Berchtesgaden (à égalité avec la Suissesse Marlies Ôster, à surveiller également), Koznick est une habituée des podiums, en témoigne son actuelle deuxième place au classement de la Coupe du monde de la spécialité. Les Autrichiennes, habituellement dominatrices dans les épreuves de vitesse, se présenteront en outsiders mercredi, représentées par Carina Raich et Christine Sponring.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La lutte que se livreront les principales favorites dans le slalom dames des Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City s’annonce extrêmement serrée. De la Française Laure Péquegnot, leader de la Coupe du monde de la spécialité, à la revenante croate Janica Kostelic, en passant par la Suédoise Anja Paerson, elles seront nombreuses à pouvoir prétendre mercredi au podium olympique. Sur la piste de la Deer Valley, Péquegnot, vainqueur du dernier slalom de Coupe du monde à Are (Suède), partira avec le zeste de confiance que lui confère son statut de numéro un mondiale. Toutefois, Péquegnot marche à la tension. «La tension, c’est ce qui m’aide à me sortir les tripes. J’ai besoin de me sentir mal les jours d’avant pour tout mettre en place, me poser des questions, fixer la stratégie», confie Péquegnot. «Le...