À deux jours du but, le Japonais Hiroshi Masuoka (Mitsubishi) a fait un pas de plus vers la victoire finale, hier, en gagnant, dans la catégorie autos, la 18e spéciale du rallye Paris-Dakar, 285 km entre Bakel et Tambacounda. Mais les 7 min et 28 sec d’avance sur le Français Jean-Louis Schlesser (Schlesser Mégane) au classement général ne le mettent pas à l’abri du moindre incident. Comme la jante brisée de la Mitsubishi au km 157 ou la crevaison du buggy qui a stoppé l’élan du Français à 60 km du but. «Nous n’avons toujours pas de marge d’erreur», insistait le Français Pascal Maimon, copilote du leader japonais. «On n’a toujours pas renoncé», affirmait pour sa part Schlesser qui renonçait finalement à la réclamation déposée la veille contre l’Allemande Jutta Kleinschmidt. «Schless» a pourtant tout essayé. Parti le premier de Bakel, il passait comme une bombe, soulevant un nuage de poussière sur la piste sinueuse en latérite (terre rouge). Après 163 km, il avait même réduit de 3 min 41 sec son retard au classement général, tandis que son rival venait de changer une jante défaillante... Mais 20 km plus loin, le buggy crevait. Le ressort était cassé d’autant plus que la Mitsubishi avait décidé de passer la vitesse supérieure. «Pascal m’a poussé à l’attaque sur les 100 derniers kilomètres de latérite», expliquait Masuoka. Et comme ce dernier est un «fêlé» de l’attaque, son pied a écrasé l’accélérateur. Première de Desprès Résultat, c’était la Mitsubishi qui grappillait les secondes pour finalement réaliser le scratch avec 1 min 37 sec d’avance sur le double tenant du titre. «On voit la victoire se dessiner mais le doute subsiste, estimait prudemment Masuoka. On a besoin de travailler sur la voiture ce soir (vendredi) et d’être très prudent sur la spéciale de samedi». Derrière les duellistes, Kleinschmidt assurait tranquillement sa troisième place sur le futur podium puisque l’Espagnol Jose Maria Servia (Schlesser Mégane) pointait à près d’une heure. Chez les motos, le Français Cyril Desprès a redonné le sourire aux BMW. Pour son deuxième Dakar, il s’offrait un premier scratch et le premier à sa firme depuis le succès de l’Espagnol Juan Roma à el Ghallaouyia. «Ça fait vraiment plaisir, se réjouissait Desprès, félicité par les siens après sa victoire avec 51 secondes d’avance sur l’Italien Giovani Sala (KTM). C’est un grand soulagement pour moi et mon équipe car ce Dakar a été dur pour nous». Au loin, le sourire de Fabrizio Meoni (KTM) prenait un peu plus d’ampleur. L’Italien ne cachait pas sentir «le parfum de la victoire à Dakar», fort de ses 22 minutes d’avance au général sur son équipier espagnol Jordi Arcarons. «Samedi sera la journée la plus longue car il reste un doute», faisait-il remarquer, rappelant que deux ans plus tôt, il avait «cassé le moteur sur la plage» de Dakar. L’avant-dernière journée propose aujourd’hui une longue étape (564 km), et surtout 217 km de spéciale à travers la savane sénégalaise, avant d’arriver dans la capitale.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À deux jours du but, le Japonais Hiroshi Masuoka (Mitsubishi) a fait un pas de plus vers la victoire finale, hier, en gagnant, dans la catégorie autos, la 18e spéciale du rallye Paris-Dakar, 285 km entre Bakel et Tambacounda. Mais les 7 min et 28 sec d’avance sur le Français Jean-Louis Schlesser (Schlesser Mégane) au classement général ne le mettent pas à l’abri du moindre incident. Comme la jante brisée de la Mitsubishi au km 157 ou la crevaison du buggy qui a stoppé l’élan du Français à 60 km du but. «Nous n’avons toujours pas de marge d’erreur», insistait le Français Pascal Maimon, copilote du leader japonais. «On n’a toujours pas renoncé», affirmait pour sa part Schlesser qui renonçait finalement à la réclamation déposée la veille contre l’Allemande Jutta Kleinschmidt. «Schless» a pourtant tout...