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Maroc - Directeurs jeunes et dynamiques pour l'agence officielle et la première chaîne télévisée Le paysage médiatique fait peau neuve

CHRONOLOGIE
19/11/1999
Le roi Mohammed VI a procédé en début de semaine à d’importants changements dans le paysage médiatique marocain, en remplaçant les directeurs de l’agence officielle Maghreb Arab Press (MAP) et de la première chaîne de la télévision publique marocaine par deux de ses proches, issus de sa génération. Il donne ainsi une image jeune et dynamique à deux organes sclérosés et décriés dans les milieux de la communication. Le souverain a nommé Mohammed Yassine Mansouri, 37 ans et ami du roi, directeur général de la MAP, en remplacement d’Abdeljalid Fenjiro, qui occupait ce poste depuis 1974 et qui a été décoré par le roi «à l’occasion de la fin de sa mission», a indiqué l’agence. Le roi a également nommé un autre de ses amis, Fayçal Laraachi, directeur de la première chaîne de télévision publique (TVM), en remplacement de Mohammed Issari. En revanche, le gouverneur directeur général de la radio publique marocaine (RTM), Mohammed Tricha, n’a pas été concerné par les nominations. Ces nominations, souligne-t-on à Rabat, interviennent au lendemain d’une Journée nationale de l’information à l’occasion de laquelle la presse quotidienne de gauche et de nombreux journalistes ont insisté sur l’urgence de réformes dans le monde médiatique. Ces changements avaient été envisagés depuis 18 mois, dès l’arrivée au pouvoir, au printemps 1998, du «gouvernement d’alternance» dirigé par le Premier ministre socialiste Abderrahmane Youssoufi. Mais bien que publiquement souhaités par le ministre de la Communication Larbi Messari lui-même, ils n’avaient pu être mis en œuvre du vivant du roi Hassan II. Les deux hommes qui s’en vont, note-t-on à Rabat, étaient très proches de l’ancien ministre de l’Intérieur, Driss Basri, démis de ses fonctions la semaine dernière, et qui a toujours été considéré par les journalistes comme le «vrai patron» de ces deux institutions officielles. La MAP, qui fêtait hier ses 40 ans, a été longtemps considérée – et ses journalistes l’ont souvent regretté – comme une agence de propagande, soumise au bon vouloir du ministère de l’Intérieur et censurant de nombreuses informations. Quant à la première chaîne TVM, elle était de plus en plus concurrencée non seulement par les chaînes satellitaires étrangères, mais également par la deuxième chaîne marocaine 2M, qui avait gardé de son ancienne appartenance au secteur privé une culture de gestion et de choix de programmes que sa concurrente officielle n’avait pas. Le ministre de la Communication, Larbi Messari, a affirmé à l’occasion de la Journée nationale de l’information que le gouvernement «était convaincu de la nécessité de faire de la MAP une agence nationale et non un organe gouvernemental». «Il est désormais impératif que l’information soit au diapason des grands changements que connaît le Maroc», avait-il ajouté dans une déclaration à la première chaîne de télévision marocaine.

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