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CHRONOLOGIE

Tennis - Open de Paris-Bercy Andre Agassi vainqueur de Marat Safin en quatre sets

L’Américain Andre Agassi, vainqueur de l’US Open et finaliste à Wimbledon, a réalisé dimanche un doublé inédit Roland Garros-Open de Paris, de plus la même année, prouvant ainsi qu’il était bien l’incontestable numéro un mondial du tennis en 1999. «Je n’oublierai pas l’année que j’ai passée en 1999 à Paris. C’est comme si j’avais joué dans mon pays avec tout le soutien que j’ai reçu du public», a déclaré le nouveau «roi» américain sous les yeux émus de sa fiancée Steffi Graf, qui s’est jetée dans les bras de son entraîneur Brad Gilbert à la fin de la finale. En 2h 28 min, Agassi, tête de série n° 1, a remporté le tournoi en salle de Paris en battant le jeune (19 ans) Russe Marat Safin, 34e joueur mondial, en quatre sets 7-6 (7/1), 6-2, 4-6, 6-4, en finale de cette épreuve de l’ATP Tour dotée de 2,556 millions de dollars. L’Américain a ainsi lavé l’affront de sa défaite au premier tour de Roland Garros 1998, qui avait alors permis à Safin, vainqueur en août dernier de son seul tournoi à Boston, d’apparaître pour la première fois dans les 100 premiers mondiaux. Impressionnant depuis sa victoire aux Internationaux de France, Agassi avait déjà inscrit son nom au palmarès de Paris-Bercy en 1994. Une nouvelle fois, il a fait parler la puissance de sa balle et son intelligence de jeu en faisant sortir de ses gonds le colérique Russe, basé à Valence (Espagne). De rage, en effet, Safin a jeté plusieurs fois à terre sa raquette pour avoir cru trop tôt avoir débordé «le Kid» de Las Vegas, dont les jambes ont retrouvé toute leur vélocité. Safin déréglé Devant une salle complètement remplie pour la première fois de la semaine, Agassi, 29 ans, avait fait le plus dur dès le premier set. Safin, le premier joueur non-tête de série à parvenir en finale depuis le succès de l’Israélien Amos Mansdorf en 1988, ravissait le service de l’Américain dès le 3e jeu. Mais le Kid égalisait tout de suite à 2-2. La rencontre allait basculer dans le jeu décisif. Après avoir marqué le premier point, le Russe en concédait 7 d’affilée. Découragé et déréglé, il laissait filer les quatre premiers jeux du deuxième set, après avoir eu pourtant 5 balles de break dans le deuxième jeu, pour être mené deux manches à rien. Dans la troisième, les deux hommes remportaient leurs services jusqu’à 5-4 pour Safin. Le grand espoir russe, qui n’avait auparavant jamais atteint les quarts de finale d’un tournoi Super-9, profitait d’une unique balle de set, sur service Agassi, pour revenir dans la partie. Agassi, après s’être fait soigner pour des ampoules au pied droit, s’emparait du service du Russe dans le troisième jeu du quatrième set. Mais il perdait son avance dans le 6e jeu pour la reprendre immédiatement dans le 7e et la conserver jusqu’à la fin de la partie. Agassi a gagné à Paris son 5e titre de l’année, dont deux du Grand Chelem, le 44e de sa carrière, après Hong Kong, Roland Garros, Washington et l’US Open. Déclarations * Andre Agassi (USA/n° 1), vainqueur de Marat Safin (Rus) : «Je n’oublierai pas l’année que j’ai passée en 1999 à Paris (ndlr : avec des victoires à Roland Garros et au tournoi en salle de Paris-Bercy). Avec tout le soutien que j’ai reçu du public, c’est comme si j’avais joué dans mon propre pays. En l’an 2000, il faudra que je parle un peu français quand je reviendrai. Marat Safin a très bien joué. Rendez-vous en juin prochain (à Roland-Garros)». * Marat Safin (Rus), battu par Andre Agassi (USA/n° 1) : «Je félicite Agassi de terminer l’année 1999 comme numéro 1 mondial. Il m’a montré aujourd’hui comment jouer au tennis au plus haut niveau. Merci à Paris où j’ai commencé ma carrière professionnelle et à Agassi qui m’avait permis (lors de sa défaite à Roland Garros contre Safin) de pouvoir entrer dans les 100 premiers mondiaux. Je remercie aussi le public de ne pas m’avoir sifflé quand j’ai jeté ma raquette». Leipzig : victoire de la Française Nathalie Tauziat La Française Nathalie Tauziat, tête de série n° 2, a remporté dimanche le tournoi WTA de Leipzig (est), doté de 520 000 dollars, en battant en finale la Tchèque Kveta Hrdlickova 6-1, 6-3, surprenante finaliste issue des qualifications. Nathalie Tauziat, 32 ans, 8e au classement mondial WTA, victorieuse récemment à Moscou, a ainsi remporté le neuvième tournoi de sa carrière et le deuxième de la saison au bout de 1h 12 min de jeu grâce à son expérience – elle est la doyenne des joueuses du circuit – son excellente première balle de service, sa précision et sa fiabilité à la volée. Elle est la première Française à inscrire son nom au palmarès du tournoi de Leipzig, créé en 1990, après les cinq victoires de l’ex-numéro un mondiale, la jeune retraitée allemande Steffi Graf, les deux de la Tchèque Jana Novotna et les deux d’une autre Allemande, Anke Huber. Huber (n° 8) que Tauziat avait battue en demi-finale en 5-7, 6-4, 6-3. Trop de fautes directes Alors qu’en demi-finale, elle s’était imposée en 1-6, 6-3, 6-3 à la Française Mary Pierce (n° 6), 24 ans, 6e à la WTA, qui venait pourtant de remporter son premier tournoi de la saison à Linz, en Autriche, Kveta Hrdlickova, 24 ans, seulement 67e au classement mondial, a fait trop de fautes directes pour pouvoir inquiéter Nathalie Tauziat. Née à Bilovec, la Tchèque, qui vit à Berlin et dispute le championnat d’Allemagne des clubs dans un club berlinois, a ainsi manqué l’occasion de devenir la joueuse la plus mal classée de la WTA victorieuse d’un grand tournoi. Jusqu’à présent elle n’avait gagné qu’un tournoi mineur, en Croatie. Kveta Hrdlickova s’était aussi fait remarquer cette année aux Internationaux de France à Roland-Garros, où elle avait été éliminée au 3e tour par la numéro un mondiale, la Suissesse Martina Hingis. Sa place de finaliste à Leipzig va lui faire gagner un bon nombre de places à la WTA et être classée entre le 45e et le 55e rang. Devant 5 500 spectateurs, Tauziat a fait le break au début du 1er set pour mener 3 à 0 et a récidivé à 5 à 1, empochant la manche sur sa première balle de set en 6 à 1 et 27 minutes. Dans la seconde, elle a réussi le break à 4 à 3 pour récidiver à 6 à 3, sur sa première balle de match. «Je suis comme le vin français, plus je vieillis, plus je m’améliore», a-t-elle déclaré. Lapentti face aux obstacles Enqvist/Henman à Stockholm L’Équatorien Nicolas Lapentti, tête de série numéro 3 (n° 3) du tournoi de tennis ATP de Stockholm, risque de devoir passer deux obstacles sérieux, le Suédois Thomas Enqvist (n° 1), neuvième mondial, et le Britannique Tim Henman (n° 2), pour tenter de remporter le 31e Open de Suède (8-14 novembre) en l’absence des ténors du Tour. L’Équatorien, fiancé officieux de l’égérie des photographes du circuit féminin, la Russe Anna Kournikova est la révélation de l’année. Il a remporté les tournois d’Indianapolis et de Lyon, et vient d’être demi-finaliste à Paris-Bercy, ne s’inclinant que devant Andre Agassi. Il est actuellement onzième mondial. Tim Henman, dixième mondial, s’est incliné en finale du tournoi de Bâle, en octobre, face au Slovaque Karol Kucera. Les Américains Agassi, Sampras et Martin, le Russe Kafelnikov, soit les quatre premiers mondiaux, ainsi que le Britannique Rusedski et le Chilien Marcelo Rios ont tous décliné l’invitation de Stefen Edberg, organisateur du tournoi, de même que Karol Kucera. Premier choc de cet Open scandinave modestement doté de 825 000 dollars (793 269 euros) : l’Australien Mark Philipoussis (n° 7) et l’Américain Michael Chang, tombeur de Cédric Pioline en quarts de finale à Paris vendredi dernier, s’affronteront dès le premier tour. Les autres têtes de série ont pour leur part bénéficié d’un tirage favorable : Henman (n° 2) sera opposé à l’Autrichien Stefan Koubek (n° 11), Lapentti (n° 3) au Néerlandais Peter Wessels, Cédric Pioline (n° 5) au Suédois Jonas Bjorkman, Magnus Norman (n° 6) à son compatriote Mikael Tillstroem, Thomas Enqvist (n° 1) à l’Espagnol Fernando Vicente, Dominik Hrbaty (n° 8) à Andreas Vinciguerra et l’Allemand Tommy Haas (n° 4) à l’Espagnol Francisco Clavet (n° 10). Les têtes de série : 1. Thomas Enqvist (Suè) 2. Tim Henman (G-B) 3. Nicolas Lapentti (Équ) 4. Tommy Haas (All) 5. Cédric Pioline (Fra) 6. Magnus Norman (Suè) 7. Mark Philippoussis (Aus) 8. Dominik Hrbaty (Svq) 9. Thomas Johansson (Suè) 10. Francisco Clavet (Esp) 11. Stefan Koubek (Aut) 12. Rainer Schuttler (All). Les huit qualifiés pour le Masters Les huit qualifiés pour le Masters de tennis à Hanovre à partir du 23 novembre sont d’ores et déjà connus, a annoncé, dimanche après-midi, l’ATP à Paris dans le cadre du tournoi en salle qui s’y déroule actuellement. Le Néerlandais Richard Krajicek, actuel 10e du classement spécial pour les huit places qualificatives, ne s’est en effet engagé dans aucun des tournois accordant des points la semaine prochaine, selon l’ATP, et le Chilien Marcelo Rios (9e) a annoncé qu’il mettait fin à sa saison en raison d’une blessure aux adducteurs. Les suivants ne peuvent plus marquer les points nécessaires pour terminer dans les huit premiers. Toutefois des incertitudes persistent concernant deux des huit qualifiés : l’Américain Pete Sampras (4e), qui a dû se retirer du tournoi de Paris en raison de douleurs au dos, et l’Allemand Nicolas Kiefer (5e), qui souffre toujours à une cheville, ce qui a motivé son forfait, au dernier moment, dans la capitale française. Leurs suivants immédiats peuvent donc continuer à espérer une qualification pour le Masters. Classement particulier pour le Masters (avant la finale dimanche de Paris entre l’Américain Andre Agassi et le Russe Marat Safin) : 1. Andre Agassi (USA) 4521 pts 2. Evgueni Kafelnikov (Rus) 3127 3. Gustavo Kuerten (Bré) 2563 4. Pete Sampras (USA) 2384 5. Nicolas Kiefer (All) 2322 6. Todd Martin (USA) 2319 7. Thomas Enqvist (Suè) 2310 8. Nicolas Lapentti (Equ) 2283 9. Marcelo Rios (Chi) 2245 (a mis fin à sa saison) 10. Richard Krajicek (P-B) 2095 11. Tommy Haas (All) 1921 12. Tim Henman (G-B) 1920 13. Cédric Pioline (Fra) 1814. Philadelphie : dernière explication avant le Masters féminin La Suissesse Martina Hingis et les Américaines Lindsay Davenport et Venus Williams, respectivement numéro un, deux et trois mondiales, constitueront les principales attractions du tournoi en salle de Philadelphie, épreuve de la WTA dotée de 520 000 dollars qui débute lundi. Pour ce dernier rendez-vous de l’année avant le Masters féminin, qui aura lieu du 15 au 21 novembre à New York, l’affiche est relevée avec la participation de 13 des 20 meilleures joueuses mondiales. Si la logique est respectée, Hingis, tête de série numéro 1, pourrait bien retrouver en finale sa grande rivale Venus Williams, contre qui elle reste sur deux échecs consécutifs en finale de la Coupe du Grand Chelem et à Zurich). Mais avant d’arriver à ce dénouement, Williams, tête de série numéro 3, devra passer l’obstacle Davenport, tête de série numéro deux et finaliste ici même l’an dernier contre l’Allemande Steffi Graf, maintenant à la retraite. Autre demi-finale théorique : Hingis-Tauziat. Chef de file de la délégation française à Philadelphie, Tauziat (n° 4), 32 ans, réalise la plus belle fin de saison de sa carrière. Elle a atteint son meilleur classement (7e) il y a deux semaines après sa victoire dans la Coupe du Kremlin à Moscou, et disputait dimanche la finale du tournoi de Leipzig. Julie Halard-Decugis, tête de série tricolore numéro 8, et Sandrine Testud (14e mondiale) sont les deux autres représentantes d’un tennis féminin français qui devrait être représenté en force au Masters, avec pas moins de 5 joueuses sur 16, si Testud réussit à Philadelphie à décrocher définitivement sa qualification. Handicap toutefois pour la Française : un genou gauche qui la fait souffrir (inflammation du péroné) depuis quelques semaines. Autres têtes d’affiche : la Russe Anna Kournikova (n° 5), qui sera opposée d’entrée à la jeune belge Justine Henin, la Sud-Africaine Amanda Coetzer (n° 6) et la Belge Dominique Van Roost (n° 7). Les têtes de série sont les suivantes : Martina Hingis (Sui/n° 1) Lindsay Davenport (USA/n° 2) Venus Williams (USA/n° 3) Nathalie Tauziat (Fra/n° 4) Anna Kournikova (Rus/n° 5) Amanda Coetzer (AfS/n° 6) Dominique Van Roost (Bel/n° 7) Julie Halard-Decugis (Fra/n° 8)

L’Américain Andre Agassi, vainqueur de l’US Open et finaliste à Wimbledon, a réalisé dimanche un doublé inédit Roland Garros-Open de Paris, de plus la même année, prouvant ainsi qu’il était bien l’incontestable numéro un mondial du tennis en 1999. «Je n’oublierai pas l’année que j’ai passée en 1999 à Paris. C’est comme si j’avais joué dans mon pays avec tout le...