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Religion - Le Gam au coeur d'une activité fébrile 326 libanais au service des Eglises d'Afrique, d'Amérique et d'Australie

REPORTAGES
29/05/1999
Ils viennent de toutes les Églises du Liban, de tous les diocèses et ils appartiennent à treize congrégations masculines et à une trentaine de congrégations féminines. Il y a aussi des laïcs et des prêtres diocésains, notamment de Sarba et de Jbeil. Les uns travaillent dans un dispensaire ou dans un centre social, d’autres dans une école, d’autres encore font la catéchèse et même enseignent la théologie, comme le père Chaya Akoury (OAM) à Khartoum. D’après une enquête entreprise par le Groupe d’animation missionnaire (Gam), une sous-commission de l’Assemblée des patriarches et évêques catholiques au Liban (APECL), ces Libanais expatriés pour le service d’autres Églises seraient à ce jour au nombre de 326. Le centre d’accueil des sœurs de Notre-Dame des Apôtres, situé sur la même crète que Qornet Chahwan (Metn), à Montana, est depuis trois ans le lieu de travail du Gam. Plusieurs fois par semaine, il est au cœur d’une activité fébrile. Des groupes scolaires de la sixième à la terminale débarquent pour une matinée de récollection. Mais les récollections, ici, sont d’un genre spécial : elles se déroulent dans un local au décor exotique, composé de panneaux qui évoquent le service et le témoignage de l’Église en dehors du Liban, notamment en Afrique. Dans un angle de la salle de conférence, un panneau représente un planisphère où, à partir du Liban, partent des fils rouges vers les pays du Proche-Orient, mais aussi vers l’Afrique, l’Europe, les deux Amériques et l’Australie. La religieuse, qui me sert de guide et qui reçoit les groupes, Sr Donatilla Tagliabue, explique qu’il s’agit de la carte missionnaire du Liban, une réalisation du Gam. La carte missionnaire du Liban Dans chacun des pays signalés sur le planisphère par un papillon blanc, des Libanais, laïcs, prêtres, religieux et religieuses, sont au service des Églises locales. Ainsi, pour la Pentecôte, Manar Dagher, une jeune laïque, diplômée en agronomie, a été solennellement envoyée par son évêque, Mgr Guy Noujaim, évêque maronite de Sarba, au service de l’Église en Bolivie, où elle va retrouver un prêtre lazariste envoyé l’an dernier, le RP Abdo. Dans cette salle de conférence, la religieuse partage avec les groupes son expérience missionnaire en Afrique. À l’aide de vidéocassettes, elle fait découvrir aux jeunes le sens de la mission que le Christ a confiée à ses apôtres et les différents aspects des services que sollicitent des Églises plus récentes que les nôtres et moins riches en personnel et en moyens. Les novices des sœurs de Besançon au Soudan C’est dans ce local que se réunissent aussi, le premier mercredi de chaque mois, les membres du Groupe d’animation missionnaire. Le groupe est passé en trois ans (1996-1999) d’une vingtaine de volontaires à une cinquantaine. Ces personnes sont, en général, déléguées par leur congrégation ou leur diocèse ; mais certaines viennent uniquement parce qu’elles sont intéressées à la coopération interecclésiale, préoccupées de l’ouverture de nos Églises à la mission universelle de l’Église. La porte du Gam est ouverte à tous. Les réunions mensuelles sont préparées par un petit groupe de réflexion qui comprend Mgr Abdallah Khoury du diocèse de Qornet Chawan, du P. Georges Boujaoudé (provincial des Lazaristes), du frère Régis Robbe (provincial des Frères des Écoles chrétiennes), de sœur Donatilla, de Mlle Souraya Béchaalany et du secrétaire du Gam. À l’occasion, les membres du Gam ont la joie d’écouter le témoignage d’un ou d’une missionnaire de retour au pays : cette année, ce fut d’abord sœur Claire Ballouze (des sœurs franciscaines de l’Immaculée Conception de Lons-le-Saulnier) au service de l’Église dans la République centre-africaine, puis sœur Jaqueline Karam (des sœurs de Besançon) qui a emmené ses novices pendant deux mois et demi au Soudan. Le Gam célèbre sa fête annuelle à la Pentecôte. C’était une idée chère à un de ses fondateurs, le père Halim Richa (pradosien) emporté par une embollie cérébrale en février dernier. Cette année, la fête a dû être reculée jusqu’au dimanche 6 juin, à 18 heures. Elle aura lieu chez les pères lazaristes, à la chapelle de la Médaille miraculeuse à Achrafieh. Elle commencera par une liturgie eucharistique présidée par Mgr Paul Bassim et s’achèvera par une rencontre amicale dont l’animation est garantie : une surprise, avec la participation de groupes africains et philippins ! Cette fête représente un des sommets de l’année. Un autre moment privilégié dans la vie du Gam se situe en été, où des rencontres ont lieu avec tous les missionnaires en congé au pays natal. La première aura lieu le mercredi 21 juillet et l’autre fin septembre. Ces rencontres sont ouvertes à tous ceux qui se sentent concernés.

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