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La béatification : une procédure rigoureuse

CHRONOLOGIE
11/05/1998
Codifiée au cours des siècles, la procédure suivie par le Vatican, pour proclamer la sainteté d’un homme ou d’une femme, est extrêmement rigoureuse. Et pour cause: aucune marge ne doit être laissée à l’erreur, au risque d’un grand discrédit. Depuis 1965, c’est la Congrégation des Saints, présidée par un cardinal et formée de théologiens, de médecins et d’experts, qui est chargée d’examiner les dossiers qui lui sont présentés. Il en existe en ce moment près de cinq mille. Pour être officiellement canonisés, les serviteurs et servantes de Dieu ont à parcourir un itinéraire qui comporte trois étapes. Ils seront déclarés, d’abord, candidats à la sainteté. La vie de ces hommes et de ces femmes est passée au crible par tous genres d’experts, avant d’être jugée à la lumière de la foi. Il suffit ensuite que le Vénérable ait fait un miracle pour qu’il soit déclaré «bienheureux». Dans le cas du P. Hardini, c’est la guérison en 1986 d’André Najem, un jeune homme atteint d’une aplasie médullaire, une sorte d’arthrose de la moelle osseuse, et qui se maintenait en vie grâce à une transfusion sanguine toutes les deux semaines. La guérison miraculeuse doit elle-même répondre à des critères stricts. Elle doit d’abord porter l’empreinte de Dieu, ce qui exclut toute intervention diabolique; elle doit ensuite avoir eu lieu dans le cadre d’un lien de foi avec le saint intercesseur; il faut, en troisième lieu, qu’elle soit instantanée, indéniable et totale; enfin la maladie guérie de la sorte doit être mortelle. Les quatre conditions citées doivent être réunies, sous l’ombre d’un doute. Des rapports médicaux très clairs doivent être établis avant et après la guérison. Un avocat, dit avocat du diable, mais aussi avocat de la foi, a pour tâche d’éliminer toute marge d’erreur du jugement de l’Eglise. Une fois béatifié, il faut un nouveau miracle pour que la bienheureux ou la bienheureuse soit canonisé(e). Mais alors que le bienheureux n’est honoré que par l’Eglise locale, le saint est proposé à la vénération de l’Eglise universelle. Comme le saint, toutefois, le bienheureux est élevé à la gloire des autels, des églises et des prières lui sont dédiées, son image est exposée et un jour est fixé pour le fêter. Le P. Nehmetallah el-Haridini sera fêté le 14 décembre, jour de son «entrée au ciel».

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