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CHRONOLOGIE

La vie m'est insupportable, pardonnez-moi Il y a dix ans, le suicide de Dalida

PARIS, 29 Avril (AFP). — Figure emblématique de la variété, icône populaire réhabilitée au fil des ans, Dalida s’est suicidée il y a dix ans.
Le 3 mai 1987, le corps de la chanteuse était retrouvé inanimé à son domicile parisien du 18e arrondissement, sur la butte Montmartre: Yolanda Gigliotti avait avalé un cocktail de barbituriques pendant le long week-end du 1er mai, dans l’isolement de la magnifique demeure qu’elle habitait rue d’Orchampt, à flanc de colline.
Sa mort survenait à un moment inattendu pour le public: quelques semaines à peine auparavant en effet, elle avait été saluée pour sa prestation dans «Le sixième jour», du réalisateur égyptien Youssef Chahine, une consécration de la part des intellectuels qui avaient toujours regardé avec un peu de condescendance celle qui fut «Miss Ondine du Caire» en 1954.
Toute sa vie, Dalida, née le 17 janvier 1933 au Caire, fut partagée entre des désirs contradictoires: une vie privée où cette lectrice de Teilhard de Chardin, sympathisante de François Mitterrand, était loin d’être heureuse et un destin public rayonnant où elle donnait le change, incarnant avec aplomb une certaine futilité, parée de paillettes.
Marquée par trois suicides de proches (son ami le chanteur italien Luigi Tenco, en janvier 1967, son mari Lucien Morisse en septembre 1970, son compagnon Richard Chanfray, alias «le comte de Saint-Germain», en juillet 1983), Dalida avait déjà tenté de mettre fin à ses jours le 27 février 1967. Vingt ans plus tard, elle réussira en laissant ces quelques mots: «La vie m’est insupportable. Pardonnez moi».
Dalida, qui arriva en France à Noël 1954, connut une carrière riche en succès. Après avoir fréquenté le circuit des cabarets parisiens (la Villa d’Este notamment), elle est révélée lors d’une audition des «numéros 1 de demain» à l’Olympia, en 1956. Trois hommes présents dans le music-hall auront un rôle essentiel dans sa carrière: Lucien Morrisse, jeune directeur artistique d’Europe 1, alors un des hommes-clés du showbiz français, Eddie Barclay, et le patron de l’Olympia, Bruno Coquatrix.
En 1956, «Bambino», sa troisième chanson (après deux échecs «Madonna» et «La Violetta»), adaptation réalisée en 24 heures d’un tube italien du moment, sera le premier d’une longue série de tubes: «Gondolier», «Come prima», «Les enfants du Pirée», «Darla Dirladada», «J’attendrai», «Paroles, paroles» (en 1973 avec Alain Delon), «Gigi l’amoroso» (1974), «Il venait d’avoir 18 ans» (1975).
Elle survivra au yéyé en chantant le twist («Itsy Bitsy petit bikini»), le rock («24.000 baisers»/1961), au disco également, dont elle sera un des emblèmes en offrant même au genre un de ses standards, «Monday, Tuesday, laissez-moi danser» (1979).
Aujourd’hui, Dalida possède une place à son nom dans le 18e arrondissement de Paris. Ses disques continuent à se vendre et, il y a peu encore, un «remix» de son «Bambino» a connu une nouvelle jeunesse.

PARIS, 29 Avril (AFP). — Figure emblématique de la variété, icône populaire réhabilitée au fil des ans, Dalida s’est suicidée il y a dix ans.
Le 3 mai 1987, le corps de la chanteuse était retrouvé inanimé à son domicile parisien du 18e arrondissement, sur la butte Montmartre: Yolanda Gigliotti avait avalé un cocktail de barbituriques pendant le long week-end du 1er mai, dans...