The Times (conservateur) consacre une pleine page à l’après-défaite des conservateurs, tant il est vrai que ces derniers semblent tenir pour acquis le résultat des élections attendues le 1er mai.
Le quotidien présente un florilège des situations des huit candidats les plus crédibles au poste de chef des conservateurs, assorties d’un commentaire lapidaire sur leurs atouts et inconvénients.
Le ministre de la Défense Michael Portillo est ainsi coté 3 contre 1, avantagé par son engagement eurosceptique qui plaît à l’aide droite, et désavantagé par des origines espagnoles. Autre atout, celui d’être considéré comme un poulain de l’ancien premier ministre Margaret Thatcher, même si celle-ci a la réputation de changer régulièrement de favori.
Son principal opposant serait le ministre de l’Intérieur M. Howard, lui aussi à 3 contre 1 et qui, selon le Times, «tire pour tuer» mais «rate souvent» sa cible.
Curieusement, arrive en troisième position le discret secrétaire d’Etat au Pays de Galles William Hague, 36 ans, coté à 4 contre 1. Avantage: «N’a rien fait de mal, désavantage: n’a rien fait».
M. Hague progresse aux dépens du ministre de la Santé Stephen Dorrell. Desservi par une succession de gaffes, il n’est plus côté qu’à 6 contre 1 et est, selon le Times, «volontaire, mais pas charismatique».
Le chancelier de l’Echiquier Kenneth Clarke, européen convaincu fort apprécié pour son sens de la répartie, est coté à 12 contre 1. Le Times souligne «la peur qu’il inspire au Labour», mais note qu’il fait «encore plus peur à ses camarades conservateurs».
M. Heseltine, vice-premier ministre, est coté à 16 contre 1. Il tente de rassurer l’aile gauche pro-européenne du parti, note le Times, mais le secrétaire au Foreign Office Malcolm Rifkind, coté 10 contre 1, réussit mieux que lui dans la même entreprise. Le seul problème de M. Rifkind est «d’être intelligent et de le montrer».
John Redwood, déjà candidat malheureux contre M. Major en 1992, est également coté 10 contre 1. Il affiche un fier dynamisme, note le Times, son côté «dynamite» le dessert.
Finalement, estime le Times, «les conservateurs se cherchent un dirigeant haut en couleurs et charismatique, ce dont ils ont cruellement manqué pendant les années Major, un leader refusant l’équivoque, un dirigeant, en fait, comme lady Thatcher».
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