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Dernières Infos - Enquête sur les explosions au port de Beyrouth

Des militantes scellent à la cire rouge la porte du bureau du juge Mezher


Des militantes scellent à la cire rouge la porte du bureau du juge Mezher

La porte du bureau du président de la 15e chambre civile de la cour d’appel de Beyrouth, Habib Mezher, scellée à la cire rouge, par des activistes, le 9 novembre 2021. Capture d'écran d'une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux

Une dizaine de militantes de l'association Noun ont scellé à la cire rouge, mardi matin, la porte du bureau du président de la 12e chambre civile de la cour d’appel de Beyrouth, Habib Mezher, au palais de Justice de Beyrouth, l'accusant d'avoir '"outrepassé la loi" en se saisissant d'un recours présenté à l'encontre du juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur les explosions au port de Beyrouth. 

Devant le palais de justice, les activistes ont appelé M. Mezher à "rejeter le recours présenté à l'encontre du juge Bitar". "S'il n'y a pas de justice, il n'y a pas de Liban ; s'il n'y a pas de souveraineté, il n'y a pas de justice. Nous voulons qu'il y ait une justice", a plaidé une activiste. "Vous êtes des juges, travaillez en conscience", a clamé une autre. "Qu'auriez-vous fait si les victimes étaient vos enfants ?", s'est interrogée une autre protestataire.

Le traitement du dossier par le magistrat Bitar a été suspendu alors qu'il devait interroger, ce mardi, le député et ancien ministre Ghazi Zeaïter (Amal), alors que les familles des victimes des explosions réclament toujours que justice soit faite.

Le juge Mezher, proche du tandem Amal-Hezbollah qui tente d'entraver l'enquête sur le drame et réclame le dessaisissement du juge Bitar, avait notifié celui-ci, jeudi dernier, d’un recours en dessaisissement déposé par l’ancien ministre Youssef Fenianos, également poursuivi  dans le cadre de l’enquête. L’étude de cette demande avait été dévolue par le premier président de la Cour d’appel, Habib Rizkallah, au président de la 12e chambre civile de cette cour, Nassib Élia. Ce dernier magistrat faisant lui-même l’objet d’un recours en dessaisissement présenté mardi par M. Fenianos, le premier président de la Cour, à qui revient la charge de distribuer les tâches, l’avait remplacé à la tête de la 12e chambre par M. Mezher, qui devait se pencher exclusivement sur le recours contre le juge Élia, et non sur celui porté contre M. Bitar, comme il l’a fait.

    

Une dizaine de militantes de l'association Noun ont scellé à la cire rouge, mardi matin, la porte du bureau du président de la 12e chambre civile de la cour d’appel de Beyrouth, Habib Mezher, au palais de Justice de Beyrouth, l'accusant d'avoir '"outrepassé la loi" en se saisissant d'un recours présenté à l'encontre du juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur les explosions au...