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Liban

Bassil : L'alternative au gouvernement actuel pourrait être le chaos, et même la discorde

Le chef de la diplomatie, Gebran Bassil. Photo d'archives AFP

Le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, a fait un premier commentaire sur les manifestations qui touchent tout le Liban depuis jeudi soir, prévenant que "l'alternative au gouvernement actuel pourrait être le chaos dans la rue, et même la discorde". Il a en outre réitéré ses accusations contre "certaines formations politiques qui veulent provoquer une guerre économique et la chute du pouvoir en place".

"Ce qui s'est passé est le résultat d'accumulations de crises et d'échecs qui ont poussé les gens à l'explosion, et je les comprends. Ce qui nous attend serait plus grave si nous ne réagissons pas de façon adéquate", a prévenu M. Bassil, à l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat, Michel Aoun, au palais de Baabda. "L'alternative au gouvernement actuel pourrait être le chaos dans la rue, et même la discorde", a-t-il mis en garde.

Gebran Bassil, chef du Courant patriotique libre, a également affirmé que ces manifestations ne sont pas dirigées contre sa formation. Il a souligné que la situation actuelle pourrait avoir deux issues : un sauvetage "courageux" du Liban et de son économie ou une énorme catastrophe socio-économique, financière et sécuritaire, qui provoquerait "chaos et divisions". Il a par ailleurs accusé "certaines parties sur la scène locale d'attiser la guerre économique et de provoquer la chute du mandat, du gouvernement et du Parlement, élu par le peuple". Il a estimé que ces parties "surfent sur la vague populaire pour essayer de la détourner de ses objectifs".

"Hier, nous avons affirmé, à l'issue d'une réunion du gouvernement, que le budget devait absolument contenir des réformes radicales", a-t-il rappelé, insistant sur le refus de son parti de toute taxe touchant les classes les plus défavorisées de la population. Le chef de la diplomatie a également appelé à la levée de l'immunité des responsables et du secret bancaire sur les comptes des responsables, afin de pouvoir lutter efficacement contre la corruption. Estimant que le gouvernement "a la possibilité" de terminer l'étude du budget 2020 en quelques jours, Gebran Bassil a appelé le cabinet à "poursuivre son travail, même si les gens sont dans la rue".

Les déclarations du chef de la diplomatie interviennent alors que les Libanais sont dans la rue pour la deuxième journée consécutive, sur l'ensemble du territoire libanais, pour exprimer leur colère contre la crise économique et la classe politique. Le Premier ministre Saad Hariri, que les manifestants mais aussi certains partis politiques appellent à démissionner, s'adressera aux Libanais à 18h à partir du Grand Sérail.



Le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, a fait un premier commentaire sur les manifestations qui touchent tout le Liban depuis jeudi soir, prévenant que "l'alternative au gouvernement actuel pourrait être le chaos dans la rue, et même la discorde". Il a en outre réitéré ses accusations contre "certaines formations politiques qui veulent provoquer une guerre économique et la...