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Liban - Déplacés

« Il est possible qu’un million de personnes rentrent chez elles en une semaine »

Une fois la paix réinstaurée en Syrie, le retour des réfugiés se passera rapidement.

Mireille Girard, représentante au Liban du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), se veut rassurante. « Les réfugiés syriens ne resteront pas au Liban. Avec la fin de la guerre dans leur pays, la majorité des réfugiés rentrera chez elle. Les autres, ceux qui ne veulent plus revenir, seront relocalisés dans un pays tiers », a-t-elle précisé lors d'un entretien restreint avec un petit nombre de journalistes travaillant auprès de la presse libanaise.
La situation n'est pas facile pour le HCR avec la vague de populisme que connaît le pays à l'approche des élections législatives, avec la crise économique qui touche le Liban depuis le début de la crise syrienne et aussi avec le temps que prend le conflit syrien à être résolu. C'est que les Libanais s'attendaient en 2011, année du début de la guerre en Syrie, que les déplacés qu'ils venaient de recevoir rentreraient rapidement chez eux. Mais les choses se sont passées autrement.
Mireille Girard tient elle aussi à mettre l'accent sur « la générosité et la résilience des Libanais ». Même si ces termes ont été banalisés tellement ils ont été utilisés par les diplomates étrangers présents au Liban, ils ne sonnent pas creux quand c'est la représentante du HCR qui prend la parole pour évaluer la situation.

50 000 naissances annuelles

Aujourd'hui, le HCR commence à parler de retour. C'est dans cette optique qu'il est en train de sensibiliser de plus en plus les réfugiés syriens à enregistrer les nouveau-nés. En 2016, 93 % des déplacés syriens ont déclaré les nouvelles naissances auprès de moukhtars et 52 % auprès des registres de l'état civil. Ces taux étaient de loin plus bas lors des années écoulées.
Depuis l'arrivée des réfugiés syriens au Liban, le HCR a enregistré 128 000 naissances. Des ONG libanaises présentes sur le terrain estiment les naissances dans la communauté syrienne de 50 000 par an.
Aujourd'hui, un million de réfugiés sont enregistrés auprès du HCR alors que les autorités libanaises parlent de la présence d'un million et demi de déplacés syriens au Liban.
Depuis 2015, pour respecter les recommandations du gouvernement libanais, le HCR a arrêté d'enregistrer les réfugiés syriens. Cette mesure avait suivi plusieurs autres prises par le gouvernement depuis 2014, année de la réélection de Bachar el-Assad à la tête de la Syrie. Les réfugiés syriens au Liban s'étaient présentés en masse à l'ambassade de Syrie à Baabda en juin 2014 pour voter pour lui. Quelques mois plus tard, le gouvernement exigeait plusieurs conditions des ressortissants syriens pour pouvoir entrer au Liban, notamment une réservation d'hôtel, un compte en banque ou une preuve qu'ils sont en possession d'argent liquide.
« Enregistrer les enfants aidera au retour des réfugiés chez eux. Les retours peuvent être fulgurants. Il est possible qu'un million de personnes rentrent chez eux en une semaine », souligne Mireille Girard en conclusion.

 

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Mireille Girard, représentante au Liban du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), se veut rassurante. « Les réfugiés syriens ne resteront pas au Liban. Avec la fin de la guerre dans leur pays, la majorité des réfugiés rentrera chez elle. Les autres, ceux qui ne veulent plus revenir, seront relocalisés dans un pays tiers », a-t-elle précisé lors d'un entretien...

commentaires (3)

C'est cela la misère du monde actuel: des gens primaires, incultes, vivant dans des conditions atroces, et qui n'ont rien à faire que fabriquer des enfants, sans aucune idée de leur avenir, sauf qu'ils s'occuperont peut-être de leurs parents, et un cycle infernal s'installe où la bonne conscience du monde Occidental veut essayer de les aider, éduquer, nourrir et, soit-disant les retourner chez eux....alors que les taux de natalité dans ces mêmes pays est dangereusement bas... Entre-temps, les arabes dépensent des milliards de $ en armements pour continuer de s'entretuer, sans aucune conscience morale pour leurs concitoyens... Mr Hariri, pourriez-vous demander au Prince Héritier d'Arabie, qui vient de permettre aux femmes dans son royaume de conduire (WoW, quel exploit) peut-être d'avoir un sursaut de générosité pour les réfugiés du Liban!

Saliba Nouhad

01 h 14, le 29 octobre 2017

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Commentaires (3)

  • C'est cela la misère du monde actuel: des gens primaires, incultes, vivant dans des conditions atroces, et qui n'ont rien à faire que fabriquer des enfants, sans aucune idée de leur avenir, sauf qu'ils s'occuperont peut-être de leurs parents, et un cycle infernal s'installe où la bonne conscience du monde Occidental veut essayer de les aider, éduquer, nourrir et, soit-disant les retourner chez eux....alors que les taux de natalité dans ces mêmes pays est dangereusement bas... Entre-temps, les arabes dépensent des milliards de $ en armements pour continuer de s'entretuer, sans aucune conscience morale pour leurs concitoyens... Mr Hariri, pourriez-vous demander au Prince Héritier d'Arabie, qui vient de permettre aux femmes dans son royaume de conduire (WoW, quel exploit) peut-être d'avoir un sursaut de générosité pour les réfugiés du Liban!

    Saliba Nouhad

    01 h 14, le 29 octobre 2017

  • YARET SINON DANS DIX ANS ILS SERONT DEUX MILLIONS !

    LA LIBRE EXPRESSION

    17 h 43, le 28 octobre 2017

  • mais de quoi parle t on ? de leur retour volontaire ? C de la rigolade ca ! des dizaines de milliers de syriens ont etabli des commerces divers, des emplois 10 fois mieux remuneres q'en en syrie , des permis de sejour bases sur des embauches fictives , x par 5( femme-enfants- tous ceux la ne retourneront jamais volontairement chez eux. bien entendu les libanais eux souffrent du manque d'emploi et ts les malheurs avec.Sur que la faute n'en incombe 'Q'AUX LIBANAIS PIRE encore, ceux dont la famille retourne en syrie verra leurs salaires/benefices depenses a 90 % en syrie non au liban( fuite de $$ )

    Gaby SIOUFI

    09 h 46, le 28 octobre 2017

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