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Liban

L’ordre des journalistes dénonce « le chantage pratiqué par la direction d’“an-Nahar” »

Presse
Y. A. A. | OLJ
12/01/2017

Dans le cadre du contentieux opposant des journalistes de notre confrère an-Nahar à l'administration du quotidien, une réunion a eu lieu hier au siège de l'ordre des journalistes pour suivre les derniers développements du dossier.

Étaient présents Élias Aoun, président de l'ordre, Joseph Kosseifi et Ali Youssef, respectivement secrétaire général et trésorier du conseil de l'ordre, ainsi que May Abi Akl, membre du conseil de l'ordre et présidente du comité de suivi du dossier des journalistes en conflit avec la direction du quotidien. Le conflit porte, rappelle-t-on, sur le non-versement des salaires et sur la menace de licenciements collectifs.

La réunion s'est déroulée en présence d'Akram Azouri, avocat des journalistes en question, d'Antoine Houeiss, avocat de l'ordre des journalistes, ainsi que des avocates Christelle Choueiri et Diana Rizkallah.
Me Azouri a exposé le dossier, estimant que « l'administration d'an-Nahar pratique le chantage ». « User des salaires (non payés depuis 14 mois) vise à pousser les journalistes et les employés d'an-Nahar à se désister de leur droit de recourir à la justice », a indiqué Me Azouri.
De leur côté, les avocats Houeiss, Rizkallah et Choueiri ont insisté sur l'importance du paiement des salaires, sans conditions préalables, dans la mesure où il s'agit d'un « droit sacré » garanti par les textes de loi en vigueur.
Les participants à la réunion se sont entendus sur la coordination des actions de l'ordre, des avocats et du comité de suivi, afin de préserver les droits des personnes menacées de licenciement.

À l'issue de la réunion, Élias Aoun a dénoncé « le chantage pratiqué par l'administration d'an-Nahar à l'encontre de ses employés et journalistes ». « La direction du quotidien propose le paiement des 14 mois non payés si les personnes concernées démissionnent et se désistent de leurs droits en vertu de quitus signés. C'est ce que nous refusons catégoriquement. » Invitant le ministère du Travail à jouer son rôle pour préserver la continuité du travail et « interdire le chantage », M. Aoun a assuré que l'ordre protégera les journalistes par les moyens légaux.

Interrogé par L'Orient-Le Jour, Akram Azouri a fait savoir que « les quitus signés par certains journalistes congédiés d'an-Nahar sont annulables, dans la mesure où ils ont été signés sous la contrainte. Il s'agit là d'un vice de consentement ». Selon Me Azouri, « nous ne demandons pas à l'ordre ni au ministère du Travail de se substituer à la justice. Nous agissons conformément aux lois en vigueur ». « Nous voulons protéger le droit des personnes touchées par les décisions d'an-Nahar de recourir à la justice pour éviter le chantage », a-t-il souligné.
L'avocat a tenu à mettre l'accent sur un point important : « Il n'y a pas encore de licenciements au sein d'an-Nahar. Les personnes concernées sont donc des salariés non licenciés qui plaident pour leurs droits. Si an-Nahar applique les valeurs qu'il a incarnées durant plusieurs phases de l'histoire du Liban, ses employés et journalistes n'auront pas besoin de moi », a conclu Akram Azouri.

 

 

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Le Faucon Pèlerin

Je suis en faveur d'une souscription nationale pour sauver An-Nahar. La disparition de ce journal-référence est une disparition d'une grande part de notre souveraineté nationale. An-Nahar et L'Orient-Le Jour, ne sont pas des journaux comme les autres, ils ont existé avant tous les autres.

RE-MARK-ABLE

Et c'est ça que les bensaouds viennent pour sauver ?????????????????????

NAUFAL SORAYA

C'est du joli... Un journal comme an-Nahar qui se permet de se comporter de la sorte...

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