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Une guerre des mots autour d'Alep

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L'offensive majeure lancée par l'armée syrienne avec l'aide de la Russie contre la partie rebelle de la ville d'Alep (nord) a provoqué une escalade verbale entre les principaux protagonistes.

 

OLJ/AFP
26/09/2016

 

 

- "Un régime qui massacre son peuple" -

Jean-Marc Ayrault, chef de la diplomatie française (22 septembre): "Nous exigeons que l'aviation syrienne reste clouée au sol. Et la réponse des Russes n'est pas satisfaisante", déclare M. Ayrault, fustigeant un "régime qui continue en dépit de tout respect de la loi internationale de massacrer son peuple".

 

- "Larmes de crocodile" -

Walid Mouallem, ministre syrien des Affaires étrangères (24 septembre): "Certains pays continuent de verser des larmes de crocodile sur la situation des Syriens dans certaines zones", comme Alep, tout en "continuant de soutenir et armer les terroristes (..)". Damas qualifie ainsi tout individu ou groupe ayant pris les armes contre lui.

 

- Les enfants "pas des terroristes" -

Riad Hijab, dirigeant de l'opposition syrienne (24 septembre): "Les enfants de Syrie ne sont pas des terroristes (...) Il est temps pour la communauté internationale de mettre fin à cela". Il estime que la Russie a perdu le droit de co-présider avec les Etats-Unis le processus diplomatique en Syrie.

 

- "Crimes de guerre" -

François Delattre, ambassadeur français à l'Onu (25 septembre): "Des crimes de guerre sont commis à Alep", déclare M. Delattre, citant "l'utilisation de bombes incendiaires et de munitions perfectionnées". Il compare la ville syrienne à Sarajevo pendant la guerre en Bosnie et Guernica pendant la guerre d'Espagne.

 

- "Barbarie" -

Samantha Power, ambassadrice américaine à l'Onu (25 septembre):"Ce que la Russie soutient et fait (à Alep), ce n'est pas de la lutte antiterrorisme, c'est de la barbarie". Moscou "abuse du privilège historique" d'être membre permanent du Conseil avec droit de veto. "L'histoire ne sera pas tendre avec les pays du Conseil qui restent silencieux face à ce carnage"." Son homologue russe Vitali Tchourkine rejette la responsabilité de l'impasse sur la coalition internationale conduite par Washington.

 

- "Violations flagrantes" -

Matthew Rycroft, ambassadeur britannique à l'Onu (25 septembre): Il dénonce "des violations flagrantes des lois internationales" à Alep et évoque la possibilité de recourir à la saisine de la Cour pénale internationale.

 

- "Cauchemar" -

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu (25 septembre): "Combien de temps encore tous ceux qui ont une influence (sur ce conflit) vont-ils laisser se poursuivre une telle cruauté?". Il exhorte les grandes puissances à redoubler d'efforts pour "mettre fin au cauchemar" et dénonce "de nouveaux niveaux de barbarie".
"Les lois internationales sont claires": "l'usage systématique et sans discernement d'armes dans des zones densément peuplées est un crime de guerre".

 

- Déclarations "inadmissibles" de Washington et Londres -

Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin (26 septembre): "Nous considérons le ton et la rhétorique des représentants de la Grande-Bretagne et des États-Unis comme inadmissibles et de nature à faire du tort à nos relations et au processus de règlement" du conflit.

 

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