La Saint-Maron célébrée sous le signe de la moralisation indispensable de la vie publique
11/02/2012
Communautés Le patriarche Béchara Raï a présidé la cérémonie en la cathédrale Saint-Georges, en présence du chef de l’État et de tous les grands commis de la République.
Sur le même sujet
C’est dans une commune référence à une indispensable moralisation de la vie publique que le patriarche maronite et le chef de l’État ont fêté, jeudi, la Saint-Maron, jour chômé au Liban comme une solennité nationale.
Le patriarche maronite, Béchara Raï, a présidé à cette occasion la messe en la cathédrale Saint-Georges des maronites, dans le vieux centre commercial, assisté par l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar. Le patriarche clôturait ainsi cinq jours de visites pastorales dans le grand diocèse de Beyrouth, avant de prendre l’avion pour Chypre.
Dans son homélie, le patriarche s’est référé « à l’esprit et au texte » de la Constitution, qui prévoit « une coopération dans l’égalité et l’équilibre, entre les communautés », dans la direction générale du pays. « Chaque fois qu’il vous est porté atteinte, c’est à tous les Libanais que l’on porte atteinte », a-t-il également affirmé à l’adresse du chef de l’État, dont il a rappelé qu’il est le seul grand commis de l’État, à l’exclusion du président de la Chambre ou du Premier ministre, à prêter serment lors de sa prise de fonctions.
S’inspirant de l’Évangile du jour, le patriarche maronite a posé comme condition à la grandeur du Liban, qu’elle soit politique, économique, sociale ou culturelle, « la moralisation de la vie politique et administrative », et l’exercice des charges publiques « dans un esprit de service, d’abnégation et de sacrifice des intérêts particuliers, de transparence, de compétence, de discipline et d’efficacité ».
Le patriarche s’est référé en cela à une charte de l’action politique rendue publique par l’Église maronite au lendemain de son synode patriarcal.
Hommage aux martyrs de la nation
Par ailleurs, fait remarquable en soi, le patriarche maronite a rendu hommage aux martyrs de la nation, tous ceux qui ont donné leur vie pour le Liban, « depuis l’indépendance jusqu’à nos jours », et dont le sacrifice a permis au Liban de « tenir bon, de croître et de grandir ».
Le patriarche a axé son homélie sur les caractéristiques de l’Église maronite, Église monacale et conventuelle centrée sur son patriarche, Église antiochienne syriaque, Église chalcédonienne messianique incarnée dans un sol, Église en communion parfaite avec le siège de Pierre, Église engagée dans l’œcuménisme et la recherche de l’unité.
C’est la tâche commune « de toutes les communautés, a-t-il conclu, que de préserver cette unique formule libanaise, qui est le véritable trésor du Liban, un trésor à préserver grâce à une coopération dans l’égalité et l’équilibre, entre les communautés, dans la direction générale du pays ».
La « plus-value libanaise », c’est l’addition de toutes les relations particulières entretenues par les communautés avec la personnalité du Liban, « son pacte et sa mission », en fonction des étapes de son histoire, a-t-il ajouté.
C’est dans cet esprit que, selon Mgr Raï, les Libanais sont appelés à nouer « un nouveau pacte social dans le respect mutuel, l’égalité et la coopération, un pacte qui tienne le Liban à l’égard des axes régionaux et internationaux, un pacte en vertu duquel le Liban assume toutes les causes de la paix, de la justice et de la démocratie dans son environnement arabe et international ».
Prié à la fin de l’office religieux de prononcer un mot, le chef de l’État devait souligner combien « politique et morale sont associées », au point que « les peuples disparaissent, quand leur morale s’effondre ».
Notons que l’office religieux s’est tenu en présence du président de la Chambre, du Premier ministre et de pratiquement tous les chefs de file et membres de l’establishment politique. Arrivé en retard – dérogation au protocole qui veut que le dernier arrivé soit le président de la République – le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, a été le premier à se retirer de l’assemblée, à la fin de la messe. Il n’a donc pas assisté au grand déjeuner offert par l’archevêque maronite de Beyrouth, au siège de l’archevêché, en l’honneur du chef de l’État et du patriarche Raï.
À Bkerké, la Saint-Maron a été marquée par l’inauguration d’une statue de Saint-Maron à l’entrée de l’avenue conduisant au siège patriarcal.
Le patriarche maronite, Béchara Raï, a présidé à cette occasion la messe en la cathédrale Saint-Georges des maronites, dans le vieux centre commercial, assisté par l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar. Le patriarche clôturait ainsi cinq jours de visites pastorales dans le grand diocèse de Beyrouth, avant de prendre l’avion pour Chypre.
Dans son homélie, le patriarche s’est référé « à l’esprit et au texte » de la Constitution, qui prévoit « une coopération dans l’égalité et l’équilibre, entre les communautés », dans la direction générale du pays. « Chaque fois qu’il vous est porté atteinte, c’est à tous les Libanais que l’on porte atteinte », a-t-il également affirmé à l’adresse du chef de l’État, dont il a rappelé qu’il est le seul grand commis de l’État, à l’exclusion du président de la Chambre ou du Premier ministre, à prêter serment lors de sa prise de fonctions.
S’inspirant de l’Évangile du jour, le patriarche maronite a posé comme condition à la grandeur du Liban, qu’elle soit politique, économique, sociale ou culturelle, « la moralisation de la vie politique et administrative », et l’exercice des charges publiques « dans un esprit de service, d’abnégation et de sacrifice des intérêts particuliers, de transparence, de compétence, de discipline et d’efficacité ».
Le patriarche s’est référé en cela à une charte de l’action politique rendue publique par l’Église maronite au lendemain de son synode patriarcal.
Hommage aux martyrs de la nation
Par ailleurs, fait remarquable en soi, le patriarche maronite a rendu hommage aux martyrs de la nation, tous ceux qui ont donné leur vie pour le Liban, « depuis l’indépendance jusqu’à nos jours », et dont le sacrifice a permis au Liban de « tenir bon, de croître et de grandir ».
Le patriarche a axé son homélie sur les caractéristiques de l’Église maronite, Église monacale et conventuelle centrée sur son patriarche, Église antiochienne syriaque, Église chalcédonienne messianique incarnée dans un sol, Église en communion parfaite avec le siège de Pierre, Église engagée dans l’œcuménisme et la recherche de l’unité.
C’est la tâche commune « de toutes les communautés, a-t-il conclu, que de préserver cette unique formule libanaise, qui est le véritable trésor du Liban, un trésor à préserver grâce à une coopération dans l’égalité et l’équilibre, entre les communautés, dans la direction générale du pays ».
La « plus-value libanaise », c’est l’addition de toutes les relations particulières entretenues par les communautés avec la personnalité du Liban, « son pacte et sa mission », en fonction des étapes de son histoire, a-t-il ajouté.
C’est dans cet esprit que, selon Mgr Raï, les Libanais sont appelés à nouer « un nouveau pacte social dans le respect mutuel, l’égalité et la coopération, un pacte qui tienne le Liban à l’égard des axes régionaux et internationaux, un pacte en vertu duquel le Liban assume toutes les causes de la paix, de la justice et de la démocratie dans son environnement arabe et international ».
Prié à la fin de l’office religieux de prononcer un mot, le chef de l’État devait souligner combien « politique et morale sont associées », au point que « les peuples disparaissent, quand leur morale s’effondre ».
Notons que l’office religieux s’est tenu en présence du président de la Chambre, du Premier ministre et de pratiquement tous les chefs de file et membres de l’establishment politique. Arrivé en retard – dérogation au protocole qui veut que le dernier arrivé soit le président de la République – le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, a été le premier à se retirer de l’assemblée, à la fin de la messe. Il n’a donc pas assisté au grand déjeuner offert par l’archevêque maronite de Beyrouth, au siège de l’archevêché, en l’honneur du chef de l’État et du patriarche Raï.
À Bkerké, la Saint-Maron a été marquée par l’inauguration d’une statue de Saint-Maron à l’entrée de l’avenue conduisant au siège patriarcal.
Réactions des internautes à cet article
- Peut-être qu'il avait pas faim...des acidités,sans doute..on peut comprendre...ou peut-être qu'il veut aussi être patriarche à la place du patriarche...comme iznogoud à la place du calife...en tout cas ,c'était impoli...et diviseur...et c'est ce que je lui reproche,à ce grand homme,de diviser...pour ne même pas régner...
GEDEON Christian
- Clownerie préparée d'avance par les polichinelles CPL que ce qui s'est passé à la cérémonie de Saint Georges.
SAKR LEBNAN
- - - SUITE @ monsieur Georges Sursock , je souhaite avoir votre opinion sur un sujet plus bas qui vous concerne , celui de remplacer le nom de la Baie du Saint Georges par Zeitouni Bay !! J'ai bien dit un sujet qui vous concerne , parce que le Saint Georges qui est mondialement connu , que vous avez très bien connu et qui vous a offert une très belle et excellente jeunesse dorée , avec son magnifique et inoubliable hôtel , sa Baie , son bar avec son exceptionnelle terrasse , et surtout sa plage et le SGYC des Nader Serge , Patsy et leur père , vos amis !! Que pensez-vous de cette situation bloquée et incomprise de cet hôtel et ce changement de nom et de destination pour effacer une mémoire , la nôtre et celle de la carte postale du Beyrouth qui montrait fièrement cet hôtel et sa baie , provoqué par vos amis d'aujourd'hui qui se cachent derrière toutes ces décisions illégales et tordues !? Merci de votre réponse .
JABBOUR André
- - - @ Monsieur Georges Sursock , Vous n'êtes pas sans savoir cher monsieur , que dans des occasions officielles et durant une Messe solennelle comme pour la Saint Maron où tout le Liban officiel , le corps diplomatique et tous les grands corps de l'état sont présents , il n' y a pas suffisamment de place dans l'enceinte de la Cathédrale Maronite du centre ville de Beyrouth pour accueillir comme vous dites , les Zakifé .. La vérité qui vous froisse et à certains ICI et au pays , c'est que ce sont les officiels qui ont cassé l'applaudimètre avec leur tonnerre d'applaudissements , quad GMA est entré dans l'église , applaudissements qui l'ont accompagné jusqu'à son siège et même au delà , ce qui a crispé quelques visages officiels vis-à-vis des ambassadeurs qui étaient présents et qui ne pouvaient que constater la popularité de l'homme fort et la rapporter à leurs gouvernements respectifs comme il se doit diplomatiquement ! PS : Je vous signale qu'il n'a échappé à personne de constater le rayonnement du visage souriant de notre Patriarche pendant cette traversée chaudement applaudie du Lion , qui ressemblait à un Tsunami annonciateur pour 2013 . Merci monsieur Sursock de me donner l'occasion de clarifier un point essentiel de notre histoire , qui restera gravé dans les mémoires et qui sera repris par les historiens .
JABBOUR André
- Il suffisait d'envoyer quelques applaudisseurs (Zakkife)sur place et d'arriver en retard ,methodes connues de ce Monsieur
Sursock Georges
- Ceux de la minorité chrétienne qui ont réussi aux élections avec les voix d'autres communautés, auquelles ils se sont inféodés et devenus des valets en signant des accords douteux, n'ont pas le droit de représenter les vrais chrétiens ni les vrais Libanais.
SAKR LEBNAN
- Il est évident et surtout Normal, qu'avec des "normes ! bossfàRiennes" Anormales pareilles, elles soient si Bizarroïdes et si différentes de la Normal et cataloguées de la sorte définitivement Anormales ! C'est tout à fait Normal ; en effet.
Antoine-Serge KARAMAOUN
- - - Combien de députés à eux deux réunis FL + Katebs SVP , pour que le patriarche leur prête une oreille attentive ... ? Soyons sérieux et restons réalistes dans les normes Libanaises et surtout , dans les normes Maronites qui diffèrent des autres .
JABBOUR André
- Le Patriarche devrait s'aligner sur les buts patriotiques des Forces Libanaises et des Kataëbs, seuls garants de l'avenir des Chrétiens Libanais et du Liban. Les vendus n'ont pas de place.
SAKR LEBNAN
- Les paroles de Râëë souffrent de pleins d'Ambigüités. Les Maronites dont il a la charge mais qui sont restés Sains, et tous les autres chrétiens libanais qui lui sont réticents, ont toujours prouvé historiquement qu'ils ne suivent pas bêtement sans réfléchir. Ils savent, eux au moins que "ce baassyrianisme" va s'écrouler d'ici quelques semaines et n'attendent RIEN de ce régime Sanguinaire ! En cette phase certaine de cet écroulement prochain, la Syrie en proie à cette répression Fasciste, ne peut en aucune façon être sécurisante en attendant, pour la Majorité Sunnite, ni surtout pour les minorités Kurdes, Chrétiennes et Druzes. Le "Hakîm, Samîr", Grand Défenseur des Causes Chrétiennes comme le Monde entier le reconnait, n’en déplaise à certains Jaloux "Orangés, béjaunes et niais" sait parfaitement lui, que la responsabilité de Râëë sera engagée s'il continue à prendre cette posture-là à ce moment-ci de l'Histoire. Il est certain que des consciences aussi averties que "le Hakîm, et Zahra", vont prendre certaines Saines initiatives pour éviter le sacrifice des Chrétiens et des Sunnites sur l'autel de la folie extrémiste de ces "Baassyriens" Alaouitos-Nusayris et de leurs Alliés de ce côté-ci "fakîhiens et bossfàRiens" !
Antoine-Serge KARAMAOUN
- - - Il serait bon et juste de dire pourquoi le chef du CPL est arrivé en retard à la messe solennelle de la Saint Maron dérogeant ainsi au protocole présidentiel , puisque les raisons ont été données par le CPL ! Comme il serait bon aussi de mentionner l'arrivée de GMA à la Cathédrale qui a provoqué un " tonnerre " d'applaudissements , qui étaient de loin supérieurs à ceux du président de la République selon l'applaudimètre officiel de la République ! C'est une des raisons qui poussé GMA à ne pas se joindre aux convives pour le grand déjeuner offert par l'Archevêque de Beyrouth . Merci .
JABBOUR André
Réagissez à cet article (réservé aux abonnés)
« Les réactions visent à établir des échanges enrichissants entre nos lecteurs et l’équipe de L’Orient-Le Jour.
Les commentaires contenant des propos diffamatoires, injurieux ou racistes ne seront pas publiés. Les réactions sont publiées telles quelles, sans correction, sous votre entière responsabilité et doivent donc être signées. »
Abonnez-vous !
Déjà abonnés ? Connectez-vous !












Partager








