Une opération d’intox derrière les critiques du 8 Mars adressées au président Sleiman
Par Philippe Abi-Akl | 04/02/2012
L’éclairage Des pôles de la nouvelle majorité justifient, encore à ce jour, la campagne lancée contre le président Michel Sleiman par les positions que lui attribuent certains de ses visiteurs, au sujet de la nécessité d’un bloc parlementaire centriste, qui servirait de force-tampon entre le 8 et le 14 Mars. Ses propres ministres, Mokbel, Khoury et Charbel, étant soutenus par le président Mikati, ses alliés Safadi, Daouk, Nicolas Nahas et Karamé. Ainsi que par le groupe du député Joumblatt, Terro, Bou Faour, Aridi. Onze, un de plus que le bloc Aoun qui cherche (au nom du nombre !) à dicter sa loi au chef du gouvernement.
Cependant, des émissaires qui ont fait la jonction entre certains cadres du 8 Mars à Baabda soutiennent que les prosyriens ont été induits en erreur, fondant leur animosité sur des informations tronquées, qui leur ont été livrées à dessein. À partir de ce matériau défectueux, beaucoup se sont égarés dans des analyses fantaisistes. Pour tout dire, ils se sont mis à considérer que le chef de l’État faisait le jeu des Américains, surtout contre Bachar el-Assad, leur grand ami, pour ne pas dire leur coparrain avec Khamenei.
Le tir peut-il être encore corrigé ? Les professionnels en doutent. Parce que la campagne a été trop loin, ce qui rend une rétractation trop coûteuse électoralement, à deux doigts des législatives. Mais aussi parce que, avec ou sans fausses rumeurs, il est plus que probable que le 8 Mars, CPL en tête, toujours dans le contexte électoral, a besoin, si l’on peut dire, de s’en prendre au président. D’autant que les souverainistes du 14 Mars continuent à se tenir résolument à ses côtés.
Il est de même douteux que le leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, ait basé ses virulentes attaques sur des « on dit ». Quand il martèle qu’il est en mesure de gouverner un pays plus grand que le Liban, quand il glorifie le 7 Mai, quand il menace de le rééditer, c’est finalement à l’État de droit, à l’autorité légale qu’incarne la présidence qu’il s’en prend. Plus encore qu’au courant du Futur auquel il s’adresse.
L’ancien ministre Sleimane Frangié vise directement Baabda, pour sa part, en soutenant que le président s’immisce dans le processus électoral. Il l’invite à rester neutre, à ne plus s’aligner sur le 14 Mars, pour conclure que « nous ne laisserons pas nous imposer quoi que cela soit ». Quant au général Michel Aoun, il continue à tirer à boulets rouges sur le bloc centriste. Il y voit un coup de Jarnac visant à l’affaiblir, en lui dérobant des strapontins en montagne. En gros, les prosyriens ne cachent pas que leur objectif est d’empêcher le 14 Mars de reprendre les rênes, en parachevant sa jonction avec Baabda. Ils soutiennent que ce camp ayant échoué, il va de soi (et de Damas !) qu’ils le remplacent au pouvoir.
Donc, l’offensive larvée des prosyriens contre la présidence de la République s’inscrit essentiellement comme l’une des mesures prophylactiques qu’impose la campagne électorale. Il s’agit d’augmenter la pression sur Baabda pour l’empêcher de se rapprocher du 14 Mars. En même temps, il faut paver la voie à ce qu’il conviendrait de faire en cas de revanche bis des ex-loyalistes. Tout cela dans un contexte régional dangereusement flottant qui donne encore plus de poids à l’échéance libanaise aux yeux des parties qui se servent de la scène locale comme carte de pression. En utilisant les élections, à travers leurs instruments du cru, pour faire parvenir des messages déterminés à Washington, à l’orée de la virtuelle réélection d’Obama. L’avènement éventuel des républicains US, ainsi que leur soutien encore plus poussé à l’opposition syrienne, rendant la manœuvre de diversion via le Liban encore plus urgente.
Cependant, des émissaires qui ont fait la jonction entre certains cadres du 8 Mars à Baabda soutiennent que les prosyriens ont été induits en erreur, fondant leur animosité sur des informations tronquées, qui leur ont été livrées à dessein. À partir de ce matériau défectueux, beaucoup se sont égarés dans des analyses fantaisistes. Pour tout dire, ils se sont mis à considérer que le chef de l’État faisait le jeu des Américains, surtout contre Bachar el-Assad, leur grand ami, pour ne pas dire leur coparrain avec Khamenei.
Le tir peut-il être encore corrigé ? Les professionnels en doutent. Parce que la campagne a été trop loin, ce qui rend une rétractation trop coûteuse électoralement, à deux doigts des législatives. Mais aussi parce que, avec ou sans fausses rumeurs, il est plus que probable que le 8 Mars, CPL en tête, toujours dans le contexte électoral, a besoin, si l’on peut dire, de s’en prendre au président. D’autant que les souverainistes du 14 Mars continuent à se tenir résolument à ses côtés.
Il est de même douteux que le leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, ait basé ses virulentes attaques sur des « on dit ». Quand il martèle qu’il est en mesure de gouverner un pays plus grand que le Liban, quand il glorifie le 7 Mai, quand il menace de le rééditer, c’est finalement à l’État de droit, à l’autorité légale qu’incarne la présidence qu’il s’en prend. Plus encore qu’au courant du Futur auquel il s’adresse.
L’ancien ministre Sleimane Frangié vise directement Baabda, pour sa part, en soutenant que le président s’immisce dans le processus électoral. Il l’invite à rester neutre, à ne plus s’aligner sur le 14 Mars, pour conclure que « nous ne laisserons pas nous imposer quoi que cela soit ». Quant au général Michel Aoun, il continue à tirer à boulets rouges sur le bloc centriste. Il y voit un coup de Jarnac visant à l’affaiblir, en lui dérobant des strapontins en montagne. En gros, les prosyriens ne cachent pas que leur objectif est d’empêcher le 14 Mars de reprendre les rênes, en parachevant sa jonction avec Baabda. Ils soutiennent que ce camp ayant échoué, il va de soi (et de Damas !) qu’ils le remplacent au pouvoir.
Donc, l’offensive larvée des prosyriens contre la présidence de la République s’inscrit essentiellement comme l’une des mesures prophylactiques qu’impose la campagne électorale. Il s’agit d’augmenter la pression sur Baabda pour l’empêcher de se rapprocher du 14 Mars. En même temps, il faut paver la voie à ce qu’il conviendrait de faire en cas de revanche bis des ex-loyalistes. Tout cela dans un contexte régional dangereusement flottant qui donne encore plus de poids à l’échéance libanaise aux yeux des parties qui se servent de la scène locale comme carte de pression. En utilisant les élections, à travers leurs instruments du cru, pour faire parvenir des messages déterminés à Washington, à l’orée de la virtuelle réélection d’Obama. L’avènement éventuel des républicains US, ainsi que leur soutien encore plus poussé à l’opposition syrienne, rendant la manœuvre de diversion via le Liban encore plus urgente.
Réactions des internautes à cet article
- - - Le président de la République Libanaise n'a plus " aucun " pouvoir ( s) depuis tAEF ! La seule et unique possibilité pour que ce dernier puisse se faire entendre , c'est quand il représente ( LE ) bloc parlementaire Chrétien fort , qui sera sorti des urnes , dont il est le représentant ... comme c'est le cas dans les deux autres présidences de la troïka .. La deuxième et la troisième . Nous avons aujourd'hui deux président " consensuels " Le premier , et le troisième qui est le PM Mikati . Et même au delà des présidences , toutes les autres communautés sont représentées par ceux qui sortent victorieux des urnes . Alors pourquoi cet acharnement contre le représentant de la rue Chrétienne , l'empêchant d'accéder à la première magistrature , puis ne pas lui reconnaître le droit dans les nominations Chrétiennes comme le font les autres et lui bloquer tous les projets que présentent ses ministres en conseil des ministres !?!? PS : Si d'autres que lui veulent choisir les nominations Chrétiennes , IL choisira alors les nominations Mahométanes ! que cela soit clair pour tout le monde /
JABBOUR André
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