Le soutien à la commercialisation des produits du terroir au Liban-Sud
31/08/2009
Quelques villages de la région de Bint Jbeil au Liban-Sud, notamment Rmeich, Debel et Aïn Ebel, sont également bénéficiaires du projet « Développement de la compétitivité de la production rurale en faveur des communautés marginalisées affectées par la guerre ». Dans cette région, le projet financé par l'Union européenne et réalisé par l'ONG italienne ICU en collaboration avec Caritas-Liban est essentiellement axé sur le soutien à la commercialisation de produits du terroir. « Les agriculteurs sont encouragés à se regrouper en coopératives, un processus difficile vu les réticences à travailler en groupe. Il faut donc changer les mentalités », constate le directeur du projet, le Dr Giancarlo Campanella. Deux coopératives ont néanmoins été réhabilitées et équipées, l'une à Debel et l'autre à Aïn Ebel et 40 de leurs produits sont aujourd'hui commercialisés en grandes surfaces sous deux marques différentes utilisant les codes-barres d' « Intajouna », la marque développée par Caritas. « Nous œuvrons pour que ces marques aient prochainement leurs propres codes-barres », souligne M. Campanella. Des contacts directs ont d'ailleurs déjà été pris, dans le cadre de ce projet, avec la Chambre de commerce et d'agriculture. L'UE a ainsi, à travers le « Agricultural Development Project », signé un contrat de subvention avec la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Beyrouth (CCIAB) pour l'établissement d'un « bar code service » qui vise à aider les coopératives à avoir leur propre code de commercialisation.
Les paysans bénéficient, par ailleurs, de formations concernant la qualité des produits et le calcul des coûts. Ils sont également mis en contact avec la clientèle et informés des modalités de coopération. « Auparavant, les paysans traitaient avec un seul grossiste qui imposait ses prix. Nous avons alors engagé le contact avec de nouveaux clients et mis les deux parties en relation. Ils devraient réussir à poursuivre cette collaboration une fois le projet terminé », estime M. Campanella.
Le thym artisanal de Rmeich est un bel exemple de réussite du projet, son principal acheteur étant le restaurant Zaatar W Zeit qui propose nouvellement des mankouchés (galettes) aux feuilles entières de thym de Rmeich. « Une preuve que le thym est pur et non mélangé », affirme l'ingénieur agronome, également spécialiste en marketing. Le restaurateur achète actuellement à Rmeich 150 kg de thym chaque mois, mais envisage d'augmenter sa commande à 500 kg/mois. Un encouragement de taille pour les agriculteurs du Sud.
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Les paysans bénéficient, par ailleurs, de formations concernant la qualité des produits et le calcul des coûts. Ils sont également mis en contact avec la clientèle et informés des modalités de coopération. « Auparavant, les paysans traitaient avec un seul grossiste qui imposait ses prix. Nous avons alors engagé le contact avec de nouveaux clients et mis les deux parties en relation. Ils devraient réussir à poursuivre cette collaboration une fois le projet terminé », estime M. Campanella.
Le thym artisanal de Rmeich est un bel exemple de réussite du projet, son principal acheteur étant le restaurant Zaatar W Zeit qui propose nouvellement des mankouchés (galettes) aux feuilles entières de thym de Rmeich. « Une preuve que le thym est pur et non mélangé », affirme l'ingénieur agronome, également spécialiste en marketing. Le restaurateur achète actuellement à Rmeich 150 kg de thym chaque mois, mais envisage d'augmenter sa commande à 500 kg/mois. Un encouragement de taille pour les agriculteurs du Sud.
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