Des réfugiés syriens à Wadi Khaled, au Akkar. Photo Michel Hallak/an-Nahar
Par la bouche du secrétaire général du Conseil supérieur libano-syrien, Nasri Khoury, les autorités syriennes ont envoyé un nouveau message aux réfugiés syriens au Liban : il est temps pour eux de rentrer au pays. Selon le quotidien panarabe al-Hayat, Nasri Khoury a expliqué que le calme a été rétabli en Syrie après l'arrivée des observateurs onusiens et l'entrée en vigueur, le 12 avril dernier, du cessez-le-feu censé mettre fin à plus d'un an de violences meurtrières. Aujourd'hui, deux attentats ont eu lieu à Damas, alors que des violences sont recensées tous les jours, depuis le 12 avril.
Ce n'est pas la première fois que Damas appelle les Syriens à quitter le Liban. En avril, le ministère syrien de l'Intérieur avait appelé les réfugiés ayant fui les violences à revenir au pays. "Nous appelons les citoyens ayant été contraints de quitter leur foyer vers des régions à l'intérieur du pays ou vers des pays voisins, à revenir en Syrie", avait indiqué le ministère, quelques heures après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu prévu par le plan Annan.
Pour certains responsables libanais, la menace d'une infiltration des communautés de réfugiés par des mouvements extrémistes est utilisée pour justifier les appels au départ des réfugiés syriens.
L'agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), a précisé la semaine dernière que plus de 24.000 personnes ont fui les violences en Syrie pour se réfugier au Liban. La moitié de ces réfugiés sont inscrits dans le nord du pays, selon l’agence onusienne. Plus de 9.250 autres se trouvent dans la Békaa, alors que 801 réfugiés ont été accueillis à Beyrouth.
Par ailleurs, le secrétariat général du 14 Mars a décidé de former une délégation pour effectuer une visite de soutien aux réfugiés à Ersal, face "au blocus militaro-sécuritaire" imposé à ces derniers. Selon le quotidien an-Nahar, cette visite aura lieu dimanche prochain. La délégation comprendra des membres du 14 Mars ainsi que des députés, dont Marwan Hamadé et Nadim Gemayel.


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