Pas si pauvre, finalement, ce livre
Par Maya GHANDOUR HERT | 19/11/2011
Vient de paraître Les éditions Gallimard proposent un livre original consacré à une curiosité éditoriale, le « livre pauvre », où la rime taquine le croquis.
Daniel Leuwers, universitaire, poète et essayiste, par ailleurs président pour la France de l’Association internationale des critiques littéraires (AICL), est un ardent défenseur de la poésie. Passionné d’art pictural, il a depuis près de dix ans initié une entreprise d’une grande originalité où poésie manuscrite et peinture, chaque exemplaire constituant une édition originale en soi, sont étroitement associées. Leuwers, qui a «toujours ressenti les peintres comme des complices», commence par plier du papier, puis l’envoie à des écrivains et des artistes qui en font un objet d’art unique.
Cette forme de livre d’artiste échappe au circuit éditorial traditionnel: le livre est produit à moins de sept exemplaires, n’est pas commercialisé et est montré dans des expositions à travers le monde. Espace de rencontre entre l’art et la littérature, il met en face à face le texte manuscrit d’un écrivain et l’illustration originale d’un peintre.
Plus de 1000 «livres» ont ainsi vu le jour, signés de poètes prestigieux, dont Arrabal, Pierre Bergounioux, Michel Butor, Patrick Chamoiseau, Henri Meschonnic, Bernard Noël, Zoé Valdès, Jean-Pierre Verheggen, Claude Vigée. Et, côté peintres, d’André-Pierre Arnal, Jean-Gilles Badaire, Georges Badin, Julius Baltazar, Colette Brunschwig, etc. Trois gros catalogues, présentant les ouvrages et leurs reproductions en couleurs offrant un panorama unique de cette belle aventure, ont été successivement édités avant ce dernier en 2011: Le livre pauvre, Tarabuste, 2003; Livre pauvre/Livre riche, Somogy, 2006; enfin Richesses du livre pauvre, Gallimard, 2008.
Dans cet ouvrage, Leuwers a réuni une centaine de ces livres singuliers créés par des écrivains comme Michel Butor, Fernando Arrabal ou Yves Bonnefoy, et des artistes comme Pierre Alechinsky, Erró ou Claude Viallat. L’on y retrouve également la plume de poètes libanais, puisque Salah Stetié et Alain Tasso ont été invités par Leuwers à rejoindre le banc des enlumineurs.
Après une introduction qui expose la démarche et présente les couples écrivains/artistes, les «livres pauvres» sont reproduits sans être commentés.
Pourquoi cette appellation «livres pauvres»? Tout simplement parce qu’il s’agit de livres conçus comme un artisanat sans aucun investissement financier. Le poète compose à la main sur papier vierge chacun des exemplaires constituant à chaque fois un original et choisit le peintre qui va l’accompagner sur ces mêmes exemplaires, chacune des illustrations étant elle-même un original pour le recueil final. Par conséquent, ni graveur, ni lithographe, ni imprimeur et en bout de chaîne ni diffuseur et ni libraire.
Daniel Leuwers n’est donc pas un éditeur, mais un «susciteur» qui souhaite que les livres pauvres soient montrés au public le plus large possible.
Un beau livre catalogue, présentant ces reproductions, magnifiques, qui en quelque sorte «donnent à voir» la poésie.
Cette forme de livre d’artiste échappe au circuit éditorial traditionnel: le livre est produit à moins de sept exemplaires, n’est pas commercialisé et est montré dans des expositions à travers le monde. Espace de rencontre entre l’art et la littérature, il met en face à face le texte manuscrit d’un écrivain et l’illustration originale d’un peintre.
Plus de 1000 «livres» ont ainsi vu le jour, signés de poètes prestigieux, dont Arrabal, Pierre Bergounioux, Michel Butor, Patrick Chamoiseau, Henri Meschonnic, Bernard Noël, Zoé Valdès, Jean-Pierre Verheggen, Claude Vigée. Et, côté peintres, d’André-Pierre Arnal, Jean-Gilles Badaire, Georges Badin, Julius Baltazar, Colette Brunschwig, etc. Trois gros catalogues, présentant les ouvrages et leurs reproductions en couleurs offrant un panorama unique de cette belle aventure, ont été successivement édités avant ce dernier en 2011: Le livre pauvre, Tarabuste, 2003; Livre pauvre/Livre riche, Somogy, 2006; enfin Richesses du livre pauvre, Gallimard, 2008.
Dans cet ouvrage, Leuwers a réuni une centaine de ces livres singuliers créés par des écrivains comme Michel Butor, Fernando Arrabal ou Yves Bonnefoy, et des artistes comme Pierre Alechinsky, Erró ou Claude Viallat. L’on y retrouve également la plume de poètes libanais, puisque Salah Stetié et Alain Tasso ont été invités par Leuwers à rejoindre le banc des enlumineurs.
Après une introduction qui expose la démarche et présente les couples écrivains/artistes, les «livres pauvres» sont reproduits sans être commentés.
Pourquoi cette appellation «livres pauvres»? Tout simplement parce qu’il s’agit de livres conçus comme un artisanat sans aucun investissement financier. Le poète compose à la main sur papier vierge chacun des exemplaires constituant à chaque fois un original et choisit le peintre qui va l’accompagner sur ces mêmes exemplaires, chacune des illustrations étant elle-même un original pour le recueil final. Par conséquent, ni graveur, ni lithographe, ni imprimeur et en bout de chaîne ni diffuseur et ni libraire.
Daniel Leuwers n’est donc pas un éditeur, mais un «susciteur» qui souhaite que les livres pauvres soient montrés au public le plus large possible.
Un beau livre catalogue, présentant ces reproductions, magnifiques, qui en quelque sorte «donnent à voir» la poésie.
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