Ghalioun s'attend à ce que le Hezbollah retourne sa veste après la chute d'Assad

Burhan Ghalioun, chef du Conseil nation syrien, et Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah.
Le chef du Conseil national syrien (CNS), principal mouvement d'opposition syrienne, Burhan Ghalioun, a déclaré aujourd’hui au quotidien panarabe al-Hayat que les Alaouites doivent participer à la révolution syrienne pour être protégés.
Le 20 janvier dernier, des intellectuels alaouites syriens, dont des écrivains et des journalistes, avaient lancé dans un communiqué un appel "aux Syriens alaouites et aux minorités religieuses et ethniques qui redoutent les conséquences d’un éventuel effondrement du régime, à participer au renversement de ce pouvoir oppressif et à l’édification d’une nouvelle république basée sur l’État de droit et la citoyenneté". Parmi les signataires figurent la poétesse Racha Omrane, l’écrivain Rosa Yassine Hassan, l’actrice Louise Abdel Karim Ali, l’écrivain Samar Yazbek, le journaliste Yamen Hussein, ainsi que Hassan al-Khatib, Khawla Dounia et Firas Saad.
Le leader du principal mouvement d’opposition syrienne a également dit que le CNS accepterait d’entamer un dialogue avec les Iraniens "à condition que ces derniers publient un communiqué dans lequel ils reconnaissent les droits du peuple syrien, (la nécessité) d'un régime démocratique à Damas, et (la nécessité) de se débarrasser de l’actuelle dictature (syrienne)".
Cité par le quotidien panarabe, M. Ghalioun a enfin estimé qu’il s'attend à ce que le Hezbollah adopte, après la chute du régime de Bachar el-Assad, une position "complètement différente" de celle qu’il adopte aujourd'hui vis-à-vis de la situation en Syrie. "Le Hezbollah n'a qu'une option, celle de coopérer avec la Syrie (même après la chute du régime d’Assad) s'il veut devenir une force positive et non un groupe cherchant à saboter les régimes de la région", a affirmé l’opposant syrien.
Le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait, lors d'une intervention télévisée en décembre dernier, déclaré son soutien sans équivoque au régime de Bachar el-Assad, un régime qu’il avait qualifié alors de "régime de la résistance" contre Israël. Il avait également critiqué le chef de l’opposition syrienne, Burhan Ghalioun, qui avait déclaré qu’en cas de chute du régime d’Assad, le nouveau pouvoir syrien reverrait drastiquement ses relations avec l’Iran et le Hezbollah. "Le soi-disant Conseil national syrien, formé à Istanbul, et son leader Burhan Ghalioun (...) se font concurrence pour présenter leurs lettres de créance aux Etats-Unis et à Israël", avait lancé Hassan Nasralllah à l’intention de M. Ghalioun.
Sur le plan de sortie de crise défendu par la Ligue arabe prévoyant la fin des violences et le transfert des pouvoirs de M. Assad à son vice-président, Farouk el-Chareh avant l'ouverture de négociations avec l'opposition, M. Ghalioun a affirmé que "Farouk el-Chareh ne sera pas le président du régime, mais plutôt une couverture pour le transfert de pouvoir".
Mercredi soir, les négociations au Conseil de sécurité de l'ONU en vue d’adopter le plan de sortie de crise de la Ligue arabe se sont encore heurtées à l'intransigeance de la Russie, fidèle alliée du régime syrien.
Pour mémoire : Nasrallah sera tenu responsable de ses actes "devant les tribunaux révolutionnaires" syrien, avertit l'ASL
- Ce M. Ghalioun esr décidemment un enfant de la culture politique syrienne...tout comme Assad...celui qui n'est pas avec moi est contre moi,en somme...et doit se soumettre,mourir ou dégager...Le langage politique syrien est vraiment purement binaire...mais on le savait déjà un peu,n'est ce pas?
GEDEON Christian
- - - Nom d'une Pipe ! Mais il s'y voir déjà le Ghalioun Maréchal Narguilé , sans tabac instantané pour l'instant !! Il menace quand même à tout va , toute personne qui ne le suit pas ... Démocratie avez-vous dit et laquelle ! l'ancienne ou la nouvelle tutelle , pour laquelle Ghalioun souffle et s'essouffle sans arriver à un résultat concret qui puisse satisfaire ses commanditaires pressés et compressés , qui seront bientôt à leur tour oppressés ..
JABBOUR André
- " les Alaouites doivent participer à la révolution syrienne pour être protégés" ce monsieur se découvre. Cela veut dire si les Alaouites ne sont pas pour la révolte, ils vont être attaqués ? C'est cela la démocratie ? "aux Syriens alaouites et aux minorités religieuses et ethniques qui redoutent les conséquences d’un éventuel effondrement du régime, à participer au renversement de ce pouvoir oppressif et à l’édification d’une nouvelle république basée sur l’État de droit et la citoyenneté".Etat de droit et la citoyenneté, si vous êtes pas pour nous, vous êtes nos ennemis Messieurs,du 14 mars, vous dites que la Syrie va être un pays démocratique, avec des "minorités" qui vont être obligés de courber le joug avec ces forces réactionnaires
Talaat Dominique
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