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Pour la première fois au Moyen-Orient, un master spécialisé dans les cellules souches
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Par Roula AZAR DOUGLAS | 19/05/2012

Les Drs Aline Hamadé et Francine Rizk
Les Drs Aline Hamadé et Francine Rizk
La faculté des sciences de l’Université libanaise lance un nouveau master spécialisé en « cellules souches, organogenèse et médecine régénérative ». Cette formation, d’une durée d’un an, sera offerte dès la rentrée prochaine.

« La biologie des cellules souches et leurs applications thérapeutiques constituent à ce jour un des sujets les plus excitants dans le domaine des sciences de la vie, affirme le Dr Aline Hamadé, enseignante-chercheuse en biologie de développement et cellules souches à la faculté des sciences de l’UL. C’est un domaine qui a d’immenses perspectives et il était indispensable pour le Liban d’avoir des professionnels formés sur les cellules souches ». La nouvelle spécialité offerte par l’UL vise à assurer une formation théorique et pratique de haut niveau dans ce secteur à fort potentiel. « Notre objectif est donc de fournir aux étudiants les connaissances fondamentales leur permettant de comprendre la logique des cellules souches et les enjeux qui en dépendent sur les plans clinique, éthique et juridique », poursuit le Dr Hamadé. 
L’idée de ce master est née à la suite du premier congrès scientifique international sur les cellules souches, organisé en 2011 par l’UL en collaboration avec l’École doctorale des sciences et de technologie. « Nous nous sommes rendu compte de l’importance d’une formation adéquate pour les médecins et les professionnels amenés à manipuler ou à travailler sur les cellules souches », souligne pour sa part le Dr Francine Rizk, enseignante-chercheuse à l’UL, spécialisée en virologie moléculaire et biologie cellulaire.



Cours théoriques et atelier pratique
Le master comprend des cours théoriques suivis d’un stage de cinq à six mois au Liban et en France. Un projet de mémoire devant un jury composé de professionnels spécialisés dans le domaine des cellules souches complètera la formation. L’enseignement sera basé sur des conférences dispensées par des spécialistes libanais, français et internationaux, et un atelier pratique permettant d’observer et de manipuler différents types de cellules souches. « Dans ce master, nous avons essayé de reproduire ce qui se fait aux États-Unis et en France », affirme le Dr Hamadé. 
Le nouveau master, offert dès l’automne 2012, est ouvert aux étudiants titulaires d’un master 1 en biologie ou en biochimie, ainsi qu’aux médecins et professionnels du domaine biomédical qui souhaitent acquérir une formation partielle ou complète sur les cellules souches. Le coût de la formation se limite aux frais d’inscription, qui sont d’environ 750 000 LL. Le nombre d’étudiants à admettre est fixé à 12. « Ce nombre ne tient pas compte des médecins qui souhaitent suivre la formation », précise le Dr Hamadé. L’inscription auprès de la faculté des sciences à Fanar est ouverte jusqu’au 8 juin prochain.

 

 

Protocole d’entente avec Reviva
« Dans le cadre de ce master, qui a reçu l’appui du Pr Ali Mneimneh, doyen de la faculté des sciences, nous avons signé un protocole d’entente avec Reviva, le centre de médecine régénérative du Middle East Institute of Health, à Bsalim », explique le Dr Hamadé. Le centre Reviva, qui regroupe trois divisions : la thérapie cellulaire ou tissulaire, la préservation et la médecine esthétique, met à la disposition des étudiants inscrits à ce nouveau master des laboratoires en conformité avec les normes internationales. Le centre met également à profit des cellules souches adultes pour les études et les recherches qui s’effectuent dans le cadre de protocoles approuvés par des organismes de réglementation compétents.
« Tout travail clinique doit être basé sur des recherches scientifiques et sur l’éthique », affirme le Dr Francine Rizk qui détient, outre un doctorat en virologie moléculaire et biologie cellulaire, un DU en thérapie génique et cellulaire de la faculté de médecine de l’Université Montpellier 1. « Nous espérons que ce master saura attirer de nombreux médecins et futurs professionnels, pour un meilleur contrôle de l’utilisation des cellules souches en milieu clinique », conclut-elle.




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