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Israël: la police autorise un match à hauts risques communautaires

La police israélienne a décidé vendredi d'autoriser la tenue dimanche d'un match à hauts risques du Championnat de première division de football qu'elle avait préalablement interdit dans un contexte de fortes tensions entre juifs et Arabes israéliens.

La rencontre entre Beitar Jérusalem, club dont certains supporters ont des antécédents de violences racistes, et Bnei Sakhnin, le seul club arabe israélien de l'élite, aura donc bien lieu dimanche soir dans la ville arabe de Sakhnin (nord).


Israël est actuellement en proie à de vives tensions, qui ont atteint la communauté arabe du pays. Les Arabes israéliens sont les descendants des Palestiniens qui, à la différence de centaines de milliers d'autres, sont restés sur leur terre après la création d'Israël en 1948. Ils sont 1,7 million et représentent un Israélien sur cinq. Ils disent communément être considérés comme des citoyens de seconde zone.

La police refusait d'autoriser ce match qu'elle qualifie de sensible tant que le club de Sakhnin ne mettait pas en place un axe d'évacuation d'urgence des spectateurs et n'offrait pas la garantie que l'arrivée des supporteurs du Beitar puisse se dérouler sans heurts avec les locaux.
La police s'est ravisée vendredi après avoir obtenu les mesures de sécurité qu'elle réclamait, a-t-elle dit.

Par ailleurs, la police a limité à 400 le nombre de supporters de Beitar autorisés à assister au match, selon le site des fans du club.
Des centaines de policiers et de stadiers supplémentaires seront mobilisés pour le match, disent les médias israéliens.
Les supporteurs des deux clubs se sont déjà affrontés par le passé.

Le Beitar puise ses racines dans l'histoire de la droite ultra-nationaliste israélienne. Ses supporters sont connus pour leur fréquents dérapages racistes anti-arabes, qui ont déjà valu de nombreuses sanctions au club. La signature de deux joueurs tchétchènes en janvier 2013 avait déclenché des réactions de haine.

Le club de Sakhnin a été condamné le mois dernier à 15 000 shekels (environ 3.100 EUR) d'amende pour avoir rendu hommage lors d'une cérémonie sur le terrain à Azmi Bishara, ancien député arabe israélien qui a fui Israël en 2007 après avoir été accusé de collaborer avec le Hezbollah libanais, l'un des grands ennemis d'Israël.
Bnei Sakhnin joue au Doha Stadium, un stade dernier cri construit en 2005 avec des millions de dollars du Qatar.

La police israélienne a décidé vendredi d'autoriser la tenue dimanche d'un match à hauts risques du Championnat de première division de football qu'elle avait préalablement interdit dans un contexte de fortes tensions entre juifs et Arabes israéliens.La rencontre entre Beitar Jérusalem, club dont certains supporters ont des antécédents de violences racistes, et Bnei Sakhnin, le seul...