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À La Une - Proche-Orient

Déjà plus d'un millier de morts à Gaza

Les Palestiniens retournent dans leurs quartiers dévastés où gisent des cadavres et s'amoncèlent les énormes gravats.

Des enfants palestiniens réfugiés dans la bande de Gaza. Mohammed Abed/AFP

Le Hamas a repris samedi soir ses tirs de roquettes vers le sud d'Israël et Tel Aviv, rejetant de facto la prolongation de la trêve humanitaire dans la bande de Gaza où plus d'un millier de Palestiniens sont morts depuis le début du conflit.

L'armée israélienne a confirmé ces tirs, qui ont de nouveau déclenché les sirènes d'alarmes dans le pays. Si elle accusait "les terroristes de tirer profit de la fenêtre humanitaire", l'armée n'avait toutefois pas riposté vers 23H30 locales (20H30 GMT).
Après l'annonce des tirs de roquettes, elle avait cependant répété ce qui ressemble à une mise en garde: "En dépit de nos avertissements répétés, de nombreux habitants de Gaza retournent dans les zones évacuées. Ceux qui ignorent nos avertissement se mettent en danger."

(Lire aussi : "Notre armée devrait recevoir un Nobel de la paix", estime un ambassadeur israélien)

Toute la journée de samedi, les habitants ont en effet profité de l'arrêt des combats pour retourner vers des maisons dont ils avaient été chassés par les combats. Bien souvent, ils n'ont trouvé que des ruines. Durant la journée, 147 corps ont été retirés de ces décombres, selon un bilan des services de secours.

La fin du blocus

Au total, cette guerre en plein mois de ramadan a fait plus de 1.000 morts palestiniens, en grande majorité des civils, depuis le début le 8 juillet des opérations destinées anéantir les capacités militaires du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle Gaza.
Quarante soldats israéliens sont tombés au combat, ce qui représente les pertes militaires les plus élevées depuis la guerre de l'été 2006 contre le Hezbollah . Les roquettes ont aussi tué trois civils en Israël.
Les efforts diplomatiques se sont poursuivis samedi. A Paris, plusieurs ministres des Affaires étrangères, dont le secrétaire d'Etat américain John Kerry, ont réclamé, tout comme l'ONU, une prolongation pour 24 heures de la trêve. Mais sans faire aucune proposition concrète. Car même en cas de trêve durable, il resterait à discuter du fond. Et depuis plus de deux semaines, le Hamas répète qu'il n'acceptera de cessez-le-feu durable qu'en cas de levée du blocus imposé par Israël depuis qu'il a pris le contrôle de l'enclave en 2006.

(Lire aussi: Nasrallah : La résistance a déjà remporté la victoire à Gaza...)


Quant aux responsables israéliens, ils répètent sur tous les tons qu'un retrait est exclu tant que l'armée israélienne, qui a entamé la phase terrestre de son opération le 17 juillet, n'aura pas réduit à néant la puissance de feu du Hamas. Elle entend en particulier détruire son arsenal de roquettes et les tunnels élaborés pour lancer des attaques en territoire israélien.
Cité par les médias israéliens, le ministre de l'Economie Naftali Bennett, chef du parti nationaliste religieux Foyer juif, a répété qu'il s'opposerait à la prolongation d'un cessez-le-feu sans "garanties substantielles de la part de la communauté internationale concernant la démilitarisation de la bande de Gaza".

Engins non explosés ou piégés

L'épreuve des 1,8 million de Gazaouis n'est donc pas terminée. Samedi, ceux qui ont profité de la trêve pour retourner dans leur quartier ont découvert des scènes de désolation: maisons défoncées, éventrées, effondrées, dépouilles noircies au milieu des ruines et traces de sang mêlées aux empreintes des chars israéliens.



Le Hamas avait déconseillé à ces déplacés, dont plus de 160.000 ont trouvé refuge dans des locaux de l'ONU -- d'approcher des immeubles bombardés et des zones de combats de crainte d'engins non explosés ou piégés.
"Nous avons peur d'ouvrir une porte et de tomber sur une bombe", a témoigné Khader Soukar, un rescapé de Chajaya, une banlieue particulièrement éprouvée à l'est de l'agglomération de Gaza.
Beaucoup se sont surtout pressés d'acheter vivres et carburant, au milieu du ballet ininterrompu d'ambulances, tandis que le bourdonnement des drones rappelait la menace.

Dans la soirée, plusieurs milliers d'Israéliens se sont rassemblés à Tel-Aviv, malgré l'interdiction de la police pour des "raisons de sécurité", pour réclamer la fin de l'opération à Gaza. "Il y a une autre voie" que la guerre, "Libérez Gaza maintenant, laissez-les vivre", proclamaient leurs pancartes.

Témoignant de la tâche ardue des médiateurs internationaux, le cabinet de sécurité israélien avait rejeté vendredi une proposition transmise par M. Kerry pour un cessez-le-feu de sept jours qui permettrait d'engager des négociations indirectes. Selon les radios israéliennes, l'Etat hébreu a jugé les termes de l'offre trop favorables au Hamas, considéré comme une organisation "terroriste" par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.

Ce conflit, le quatrième depuis le retrait unilatéral israélien de Gaza en 2005, menace de s'étendre à la Cisjordanie où les heurts entre manifestants dénonçant l'offensive à Gaza et les forces israéliennes ont coûté la vie à huit Palestiniens depuis jeudi soir.



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Le Hamas a repris samedi soir ses tirs de roquettes vers le sud d'Israël et Tel Aviv, rejetant de facto la prolongation de la trêve humanitaire dans la bande de Gaza où plus d'un millier de Palestiniens sont morts depuis le début du conflit.L'armée israélienne a confirmé ces tirs, qui ont de nouveau déclenché les sirènes d'alarmes dans le pays. Si elle accusait "les terroristes de tirer...

commentaires (2)

PAUVRE PEUPLE PALESTINIEN. D'UN CÔTÉ LES ENRAGÉS DE BIBICO... ET DE L'AUTRE LES MONFOUTISTES DIVINS... POUR SON SORT... DU FLAMBEAU !

LA LIBRE EXPRESSION

07 h 35, le 27 juillet 2014

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Commentaires (2)

  • PAUVRE PEUPLE PALESTINIEN. D'UN CÔTÉ LES ENRAGÉS DE BIBICO... ET DE L'AUTRE LES MONFOUTISTES DIVINS... POUR SON SORT... DU FLAMBEAU !

    LA LIBRE EXPRESSION

    07 h 35, le 27 juillet 2014

  • Espérons une paix durable cette fois .

    Sabbagha Antoine

    10 h 32, le 26 juillet 2014

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