Samedi 19 Avril 2014

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À l’étranger comme au pays, l’industrie du vin libanais se porte bien

La Grande-Bretagne a conservé en 2012 son titre de principal importateur de vins libanais, avec 29 % du total des exportations, selon le « Lebanon Brief » de la BLOM Invest.

Liban Les exportations de vins libanais, dominées par le trio Ksara/Kefraya/Château Musar, ont totalisé en 2012 près de 14,3 millions de dollars.
OLJ
09/07/2013

Tandis qu’il est difficile d’obtenir des statistiques précises pour le secteur vinicole au Liban, en l’absence de chiffres officiels, l’Agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que la production libanaise aurait avoisiné les 14 200 tonnes de vin en 2011. Ce qui ferait du pays du Cèdre le 45e plus gros producteur au monde, responsable de 0,05 % de la production mondiale de vin, a affirmé le Lebanon Brief de la BLOM Invest, citant la FAO.

Des exportations et des importations axées sur les vins « classiques »
Sur le plan des importations de vins étrangers, ces dernières ont totalisé 12,1 millions de dollars au cours de la même période, et étaient majoritairement composées de vins « classiques » (rouge, blanc, rosé), avec 66 % du total. Les vins pétillants/mousseux comme le champagne représentaient les 34 % restants.


En ce qui concerne les exportations, d’un montant estimé de 14,3 millions de dollars, elles concernaient principalement les vins de type classique, la variété pétillante ne représentant que 2,5 % du total, a indiqué le Lebanon Brief.
En termes de tonnage et de quantités, les importations de vins étrangers ont totalisé 1 193 tonnes, tandis que les exportations s’élevaient à 1 959 tonnes, ou près de 2 millions de bouteilles en 2012, a souligné le rapport.
Il convient de souligner que les douanes pointent du doigt une nouvelle tendance depuis 2011 : des exportations d’une valeur plus élevée – pour des quantités plus réduites. Une tendance qui s’inscrirait dans la lignée de ce qui a déjà été observé à l’étranger, a affirmé l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIVV), qualifiant ce phénomène de « mondial ».


En effet, a expliqué le rapport, la hausse des coûts de production couplée à l’impact croissant du réchauffement climatique se sont répercutés sur les prix, d’où un renchérissement généralisé à l’échelle mondiale.
À titre d’exemple, le Liban a vu la valeur des exportations augmenter de 6 et 8 % en 2011 et 2012 respectivement, tandis que les quantités en tonnes ont reculé de 3 et 6 % respectivement.
En outre, le prix moyen d’une bouteille de vin à l’export a suivi cette tendance haussière, passant de 4,74 dollars en 2009 à 7,4 en 2012, avec un saut enregistré en 2010 (6,2 dollars).

 

 

(Pour mémoire : Zafer Chaoui : « L’UVL a unifié et soutenu les producteurs de vin »)

Près de 30 % des vins libanais exportés en Grande-Bretagne
Le Liban exporte la majorité de ses vins en Europe, principalement en France et Grande-Bretagne. Cette dernière a conservé en 2012 son titre de principal importateur de vins libanais, avec 29 % du total des exportations, suivie par la France et les États-Unis avec 17 % et 13 % respectivement. Les Émirats arabes unis (EAU) demeurent le principal importateur arabe de vins libanais, avec 5 % du total.
Quant aux principaux domaines libanais exportateurs, il s’agit de Ksara, Kefraya et Château Musar, a relevé le Lebanon Brief.


Fondée en 1857 par des prêtres jésuites, Ksara est la plus ancienne et la plus grande entreprise vinicole du pays ; ses exportations en 2012 sont estimées à 1 million de bouteilles, l’équivalent de la moitié des exportations totales de vin libanais, a souligné le rapport. Ksara est suivi de Kefraya et Château Musar, qui ont chacun indiqué avoir exporté près de 0,5 million de bouteilles au cours de la même période.
Sur le plan des importations de vins étrangers, la France est, comme toujours, restée en tête avec 84 % du total en 2012, suivie par l’Italie avec 8 %.

Leaders à l’étranger... et au pays
Les trois entreprises vinicoles les plus cotées à l’étranger le sont également dans leur pays d’origine, a affirmé le Lebanon Brief. Sur un total de quelque 6 millions de bouteilles de vin en circulation sur le marché (importations incluses), Ksara s’est taillé la part du lion avec près de 1,8 million de bouteilles – la Réserve du Couvent est le plus grand succès du domaine, avec plus de 700 000 bouteilles vendues en 2012, selon le rapport.
Selon les estimations, Kefraya, pour sa part, aurait vendu localement 1 à 1,2 million de bouteilles au cours de la même période. Sa série-phare, Les Bretèches, se serait vendue à plus de 750 000 bouteilles, selon les chiffres avancés par le domaine.


Enfin, en ce qui concerne Château Musar, seulement 25 % de la production (soit 0,2 million de bouteilles) est destinée au marché local, a noté le rapport, estimant que son plus grand succès (du même nom) a été vendu à 150 000 exemplaires en 2012. Entre-temps, a poursuivi le rapport, les quelque 1,8 million de bouteilles restantes sont réparties entre 40 entreprises vinicoles, chacune à la tête d’une production annuelle d’environ 20 à 50 000 bouteilles.
Étant donné que le Liban ne peut raisonnablement pas espérer concurrencer les gros producteurs sur le plan des exportations, sa seule option réside dans un marché de niche ciblant les amateurs de vins de très bonne qualité, a noté le rapport. Et de préconiser, en conclusion, que les entreprises locales devraient miser sur des accords commerciaux similaires à ceux signés avec l’Europe, dans l’espoir de pénétrer les marchés étrangers à des prix compétitifs.

 

 

Pour mémoire

L’Institut national de la vigne et du vin : c’est parti !

 

Le vin libanais récolte des médailles

 

« Zawaq », un premier guide de référence sur les vins du Liban. Enfin ! (réservé aux abonnés)

 

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