Lundi 21 Avril 2014

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Bassil lance la réhabilitation d’un barrage hydraulique au Akkar

Le ministère libanais de l'Energie et des ressources hydrauliques a lancé un plan pour la construction ou la réhabilitation de 10 barrages en 2013.

Liban Les travaux, d'un coût de 2,9 millions de dollars, devraient durer 30 mois.
olj.com
25/04/2013

Le ministre démissionnaire de l’Energie et de l’Eau, Gebran Bassil, a lancé la réhabilitation du barrage hydraulique de Kawachra, dans le Akkar.

 

Le barrage, dont il est prévu que les travaux de réhabilitation durent 30 mois, pourra retenir 400.000 mètres cubes d’eau. Son coût est estimé à 2,9 millions de dollars. "Les travaux qui seront entrepris pour la réhabilitation du barrage sont énormes. Le projet a reçu l’aval de la Cour des comptes", a déclaré M. Bassil, précisant que l'installation serait "très utile pour l’irrigation des terres agricoles de la région".

Le barrage de Kawachra, construit en 1975, fait partie d’un plan du ministère pour la construction ou la réhabilitation de 10 barrages en 2013.

 

M. Bassil avait déjà lancé début avril la construction de deux barrages.

Celui de Beqaata, au nord de Beyrouth, d’un coût de 77 millions de dollars et d’une capacité de 14 millions de mètres cubes d’eau, devrait être achevé en 2017.

Le deuxième, celui de Janna dans la région de Nahr Ibrahim, d’un coût de 250 millions de dollars entièrement versés par les offices des eaux de Beyrouth et du Mont-Liban, et pouvant retenir jusqu'à 95 millions de mètres cubes d’eau, sera le deuxième plus grand barrage du Liban après celui du lac Qaraoun.Le projet devrait être prêt en 2017.

Ce barrage devrait permettre de produire de 90 à 140 MW d’électricité. Il alimentera aussi en eau le caza de Jbeil à hauteur de 35 millions de mètres cubes et Beyrouth à hauteur de 60 millions de mètres cubes.

 

A l'occasion de la Journée internationale de l'eau, le 22 mars dernier, Gebran Bassil avait insisté sur l'importance des ressources hydrauliques au Liban. "On peut produire de l’électricité, on peut s’approvisionner en pétrole, mais l’eau est une ressource qui s’épuise dont on ne peut se passer", avait-il indiqué. "Il est ainsi de notre responsabilité nationale de préserver ce bien précieux et de sensibiliser les nouvelles générations pour éviter le gaspillage, car le monde se dirige vers une réalité économique où l’eau sera plus chère que le pétrole", avait ajouté le ministre. "Aujourd’hui, plus de 250 millions de mètres cubes d’eau se déversent dans la mer depuis le fleuve de Nahr Ibrahim par exemple, et il est urgent pour le pays d’investir dans la construction de barrages pour préserver notre bien le plus précieux", avait-il encore souligné.

 

Pour mémoire

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